Le secteur bovin à Madagascar est un pilier économique majeur pour 36 % des ménages, avec un cheptel estimé à 9 millions de têtes. Et face à la forte croissance démographique progressant de 2,8 % par an, la modernisation du secteur devient urgente pour accroître la production de viande et de lait et structurer durablement les chaînes de valeur.
Hier, à Anosy, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) a organisé un atelier consacré au Plan Directeur du Secteur de l’élevage de Madagascar (PDSEM 2026-2030), sous l’égide du ministre José Nirina Rasatarimanana, avec l’appui de ILRI, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et des éleveurs. Le programme bénéficie du soutien du FSRP, financé par la Banque mondiale.
Le plan fixe des objectifs tracés. Il vise la hausse du taux de reproduction bovine et de la production laitière, la baisse de la mortalité avicole et l’augmentation des revenus des éleveurs d’ovins et caprins. Il prévoit aussi la vaccination de 70 à 80 % du cheptel dans les zones stratégiques, l’amélioration génétique, l’aménagement de 25.000 hectares de pâturages, la construction de 1.500 points d’eau et une meilleure organisation des marchés.
« Nous engageons aujourd’hui la modernisation d’un secteur à fort potentiel économique. L’élevage doit être structuré et renforcé pour devenir un véritable levier de croissance, au même titre que l’agriculture », a déclaré le ministre. A l’horizon 2040, la contribution de la filière au PIB pourrait être multipliée par sept.
Arh.




