Recherche agricole: le CGIAR met en pratique des initiatives concrètes pour nourrir Madagascar

Variétés de riz résilientes, semences améliorées, technologies adaptées aux réalités locales et formation des producteurs, la mission de terrain menée à Antsirabe par les dirigeants des centres du Consultative Group on International Agricultural Research (CGIAR), a porté ses fruits, avec des résultats tangibles pour atteindre l’autosuffisance alimentaire à Madagascar.

Cette descente organisée après le séminaire scientifique tenu à l’Université d’Antananarivo, a permis d’évaluer l’impact réel des recherches menées avec les institutions nationales. Certaines innovations issues de la recherche transforment déjà le quotidien des agriculteurs dans les zones rurales de la ville d’Eaux. La variété de riz Fofifa 198, développée en collaboration avec AfricaRice et homologuée par le SOC, séduit les producteurs, grâce à sa tolérance aux inondations et au froid ainsi que son rendement élevé.
A Tsivatrinikamo, le producteur semencier Théo Rabritonirina témoigne que son volume de production en hausse obtenu sur ses trois hectares de rizières, lui a permis d’améliorer ses revenus et ses conditions de vie, allant même jusqu’à construire sa maison. Pour Dr. Baboucarr Manneh, directeur général d’AfricaRice, ces résultats démontrent que la recherche agricole peut directement améliorer les revenus paysans tout en renforçant la sécurité alimentaire.

Un parc d’innovation
La délégation a visité également les installations du Fofifa, du Fifamanor et International Potato Center (CIP), avant de découvrir le « Parc d’innovation », véritable laboratoire à ciel ouvert transformant des produits agricoles en aliments nutritifs : préparations à base de manioc, jus enrichis, riz amélioré, ravitoto, ou encore pâtisseries à base de sorgho. Cinq écoles primaires publiques (EPP) environnantes devraient bientôt bénéficier de ces productions pour alimenter leurs cantines scolaires.
Selon le représentant du CIP, l’amélioration des semences de pomme de terre et de patate douce s’accompagne désormais de formations sur la transformation alimentaire. L’objectif consiste à renforcer la valeur nutritionnelle des produits tout en créant de nouvelles sources de revenus pour les agriculteurs. La signature d’une convention entre le CIP et le Fifamanor à l’issue de la visite illustre la volonté d’ancrer durablement ces innovations dans le système agricole malgache.

Fahranarison

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