Le trouble s’est installé hier matin devant le camp de gendarmerie de Nosy Varika. Une quarantaine de villageois en furie s’est mise à lancer des projectiles contre les murs de l’établissement pour réclamer la tête d’un présumé meurtrier.
Tout a commencé dimanche dernier dans le village de Vohipay, commune rurale de Vohilava, dans le district de Nosy Varika, où une jeune mère de famille a trouvé la mort au cours d’une violente altercation qui a éclaté avec son époux.
Celui-ci l’a violemment assénée avec une machette, et le choc a été fatal à la dame.
« La jeune femme venait d’accoucher il y a quelques semaines, et a passé le post-partum chez ses parents. Une fois cela terminé, elle est retournée le week-end passé auprès de son mari. Ce dernier, en l’absence de son épouse, a pris l’habitude de sortir et boire un coup avec des amis. Mais la donne allait changer au retour de la mère de famille, laquelle a demandé à son mari d’arrêter ses mauvaises habitudes et de se concentrer dorénavant sur leur vie avec le nouveau-né.
Mais c’était de quoi soulever l’ire du père de famille qui en réplique, a haussé le ton. Et la conversation entre les époux a dégénéré, vu que le mari a perdu son sang froid. Dans sa colère, il a pris un couteau et frappé sa femme avec. La blessure a conduit à la mort de la dame », indique-t-on. Après quoi, l’homme a pris la fuite, mais il a été quand même retrouvé quelques instants plus tard par les gendarmes qui l’ont amené au bureau.
Suite à cet évènement, la famille de la victime et les villageois ont manifesté leur colère hier, en se ruant au poste de gendarmerie de Nosy Varika, où ils ont demandé à ce qu’on leur livre le mari incriminé. Ils ont ainsi lancé des projectiles sur l’établissement.
Par rapport à la situation, une descente a été vite organisée par les autorités locales, dirigées par le chef district, des élus locaux ainsi que les forces de l’ordre. Après discussion avec la famille de la victime, le calme est revenu sur place. Entre-temps, le présumé meurtrier a déjà était transféré à Mananjary pour sa sécurité.
ATs.




