Barea de Madagascar: Cinq longues années loin du Top 100

Cinq longues années que Madagascar tourne en rond, loin du Top 100 mondial. Depuis ce maudit 19 novembre 2021 où les Barea ont glissé hors du club très fermé des cent meilleures nations, le classement Fifa est devenu un véritable chemin de croix pour les Barea. Et ce 1er avril 2026, rien n’a changé : Corentin Martins continue de faire progresser son groupe, mais le Graal reste cruellement hors de portée. Avec 1.203,76 points au compteur, les Barea stagnent à la 104e place après une trêve internationale de mars sans défaite. La prochaine mise à jour, le 10 juin, leur laissera trois mois pour enfin briser cette malédiction qui dure depuis trop longtemps.
Les montagnes russes ont été infernales depuis 2021 ! Une timide montée jusqu’au 102e rang, une redescente tout aussi rapide vers le 116e, et des allers-retours qui usent les nerfs des supporters comme un vieux maillot trop lavé. Cette fois encore, la trêve de mars avait pourtant laissé entrevoir une belle dynamique. Les protégés de Martins ont tenu la corde face à deux adversaires de niveau intermédiaire, sans jamais plier. Mais cinq ans de purgatoire, ça ne s’efface pas en deux matchs.
Face au Kirghizstan, les Barea ont tout simplement marché sur l’eau. Un festival offensif conclu sur le score sans appel de 5-2, une victoire qui a injecté pas moins de +11,03 points dans l’escarcelle malgache. Du pain bénit, un vrai coup de boost qui a fait vibrer tout le pays et rappelé que, quand tout clique, Madagascar peut faire trembler n’importe qui. Trois jours plus tard, face à la Guinée équatoriale, les insulaires ont arraché un nul 1-1 au forceps. Un point précieux, même si le calcul Fifa s’est montré pingre, un petit –0,08 point à l’arrivée. Presque rien, une broutille qui n’a pas suffi à faire reculer l’équipe, mais qui a tout de même freiné la belle lancée.
Au final, c’est la stabilité qui prime, mais une stabilité qui commence à sentir le réchauffé après cinq années d’absence du Top 100. Madagascar reste scotché à cette 104e place, ni vraiment en progression fulgurante ni en chute libre. Corentin Martins le sait mieux que quiconque : pour grimper enfin, il faut maintenant aligner les résultats positifs sur la durée, surtout face à des nations mieux classées.

Naisa

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