African Music Icons: une opportunité pour les artistes malgaches

Lors d’une conférence de presse tenue hier au Radisson Blu Ankorondrano, Lamako Events a officiellement annoncé la participation de Madagascar à la première édition du concours African Music Icons (Ami). « Ce sera une opportunité pour les artistes de s’ouvrir à l’international et de promouvoir notre musique», explique la directrice nationale de l’Ami, Fanou Santatriniaina qui au passage, a fait savoir que les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 avril.

Madagascar regorge d’artistes talentueux qui n’attendent qu’à être soutenus. Conscient de ce manque d’opportunités, Lamako Events en collaboration avec Mshale Entertain­ment, initiateur du concours, lance un appel à candidatures aux artistes malgaches, résidant sur le territoire ou issus de la diaspora. Pour cette première édition, 54 pays africains participent, avec 19 catégories au programme. «L’Ami est ouvert à tous les genres : musique traditionnelle, gospel, chorale, slam, DJ, musique urbaine… Nous ne sommes pas obligés de proposer des candidats dans toutes les catégories, mais plutôt les meilleurs», précise Fanou Santatriniaina. Ainsi, la sé­lection nationale reposera sur un vote du public et celui d’un jury professionnel, com­posé entre autres d’Imian­galy et de Haingo Ratsimba­zafy…

Des œuvres récentes exigées
Les candidats devront soumettre un dossier comprenant une courte biographie, une photo professionnelle, des liens YouTube ainsi que des œuvres produites entre janvier 2024 et mars 2026. Les inscriptions se font exclusivement sur la plateforme officielle de l’Ami. Les artistes sélectionnés seront dévoilés au mois de mai, avant de participer à une cérémonie de gala à Antananarivo en juin, où sera désigné le «Meilleur artiste du pays». Ce dernier représentera Madagascar lors de la phase régionale en août, face aux autres pays d’Afrique de l’Est. La finale continentale est prévue en novembre à Johannesburg, siège de Mshale Entertain­ment.
Au-delà de la compétition, Lamako Events souhaite encourager la professionnalisation des artistes. «Le talent ne suffit pas. Pour percer à l’international, un artiste doit disposer d’un dossier bien structuré, avec une biographie solide et une photo professionnelle, loin des simples selfies. Une présence en ligne est également essentielle à l’ère du digital. L’objectif est que les œuvres soient visibles, ne serait-ce que sur les réseaux sociaux», conclut-elle.

Holy Danielle

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