6 592 360 ha : C’est la surface totale incendiée (volontairement ou non) en 2024 (forêts et savanes) à Madagascar. Certes, en 2025, il y a eu moins d’incendies par rapport aux précédentes années, mais toujours est-il qu’ ils n’en seront pas moins importants en termes de conséquences pour l’environnement.
Ce sont ces incendies qui sont les principales causes de la déforestation à Madagascar qui se poursuit inéluctablement malgré les différentes campagnes de reboisement annuelles qui ont été initiées depuis des décennies. C’est à croire que toutes ces campagnes n’ont servi à rien.
Comme on se trouve actuellement en pleine campagne de reboisement, il importe de ne pas reproduire les erreurs des années précédentes. On peut dire que si tous les arbres plantés depuis tout ce temps-là ont effectivement poussé, Madagascar aurait dû être couverte de plusieurs couches de forêts.
Ce qui est loin d’être le cas. Bien au contraire, la situation ne fait qu’ empirer. Toutes les politiques de reboisement qui ont été mises en place n’ont pas donné les résultats escomptés. En fin de compte, ce n’était que du temps perdu et surtout de l’argent perdu pour rien.
Pourtant, si on fait bien le compte, la somme totale d’argent dépensée pendant ces campagnes de reboisement a atteint un montant astronomique. Et toutes les entités possibles et imaginables y ont contribué : Les institutions, les entreprises, les ong, les associations, … .
A bien y penser, il ne s’agissait que de gesticulations, de faire semblant, …, juste pour montrer qu’on se souciait de la déforestation à Madagascar. Comment peut-il en être autrement quand pour certains, reboisement rime avec pique-nique (de surcroît bien arrosée).
Si tout cet argent a été utilisé à bon escient, on serait loin de la situation actuelle. Dans ces conditions, il faut bien trouver une solution qui donnera des résultats satisfaisants. Entre autres, on peut avancer la mise d’une entité, d’un organisme qui sera chargé spécifiquement du reboisement.
Et tout l’argent destiné à financer toutes les campagnes de reboisement (que ce soit des fonds publics ou privés) sera centralisé au niveau de cet organisme qui réalisera, chaque année, le reboisement au niveau de tout le pays. Ainsi, il sera plus facile de suivre et de constater l’efficacité du système.
Mais quoi qu’il en soit, il ne faut jamais oublier qu’une politique de reboisement qui se veut être efficace doit toujours faire intervenir les populations environnantes des zones de reboisement, avec des obligations de résultats. Il ne faut plus reproduire les erreurs du passé.
Ranaivo Lala Honoré




