Revendication de la Gen Z: le député, Raoto Ralambozafy, défend la légitimité du parlement

Les réactions s’enchainent après la marche pacifique organisée par la Gen Z, vendredi dans le centre-ville d’Antananarivo. Après les propos menaçants du président de la Refondation, Michaël Randrianirina, les députés sortent aussi de leur silence, pour défendre la légitimité du parlement, à l’image du député, Raoto Ralambozafy.

Face aux revendications de la jeunesse, notamment de la Gen Z, relatives à la dissolution de plusieurs institutions
de la Ré­publique, les élus de la Chambre basse, montent au créneau. Raoto Ralambozafy, député élu à Isandra, a réaffirmé avec force la légitimité même des représentants du peuple. Sûrs de leur base, visiblement les députés ne craignent pas une éventuelle dissolution de l’hémicycle.
Malgré la défiance de la population envers les institutions, le parlementaire rappelle que les députés tirent leur mandat du suffrage universel. « Le désordre n’est plus une solution », a-t-il insisté, appelant à privilégier des réponses durables inscrites dans le cadre constitutionnel.
Une manière de répondre aux appels à une dissolution de l’Assemblée na­tionale, mais aussi d’autres organes clés comme la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et la Commis­sion électorale nationale indépendante (Ceni).

Problème de légitimité

En outre, Raoto Ralambo­zafy souligne le rôle actif des députés, même élus sous la couleur de Miaraka Amin’i Prezidà Andry Rajoe­lina (Mapar), après l’évolution récente du contexte politique dans le pays. Il rappelle que la majorité d’entre eux, ont soutenu une motion d’empêchement visant l’ancien président Andry Rajoelina, en octobre 2025, dans un climat de mécontentement général. Pour l’élu d’Isan­dra, ce vote prouve que l’Assemblée nationale n’est pas une institution passive, mais réactive pour être à l’écoute de la population.
Cette prise de position vise également à déconstruire l’idée d’une rupture totale avec les institutions existantes. Pour le député, remplacer des représentants élus par des organes désignés, comme une éventuelle assemblée constituante, poserait un problème fondamental de légitimité. « La représentativité ne peut être garantie que de manière transparente », a-t-il souligné.
Pour autant, les députés ne redoutent pas par principe une dissolution de l’Assemblée nationale. Cependant, celle-ci devrait impérativement s’accompagner de l’organisation rapide d’élections libres et transparentes, conformément aux dispositions constitutionnelles. Un tel rappel qui traduit une volonté de concilier ouverture politique et respect des règles démocratiques.

Tivo Rasam

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