Trafic de 152 tortues mis à nu aux 67 Ha: un fausse policière comme cerveau du réseau

Rebondissement dans l’affaire de 152 tortues destinées à un trafic clandestin déjoué aux 67 ha le mois dernier. L’on vient d’apprendre que les investigations qui ont suivi cette saisie énorme ont abouti à l’interpellation d’une fausse policière qui était aux commandes de ce trafic qui se passe en douce depuis près de 2 ans dans la Grande île.

C’est une équipe constituée d’enquêteurs de la Direction de l’Unité de Lutte contre la Corruption (DULC) du ministère de l’En­vironnement et du Dévelop­pe­ment Durable (Medd), en collaboration avec le Pôle anti-corruption (Pac) qui a poursuivi les investigations aboutissant à l’interpellation de la femme d’une trentaine d’année, jeudi dernier.
« L’enquête a révélé que, pendant deux ans, cette femme s’était fait passer pour une policière afin de faciliter ses activités criminelles liées à l’exportation illégale de tortues. Au cours de l’enquête, il a également été découvert que des membres de force de l’ordre, des fonctionnaires, ainsi que d’autres nationaux malgaches et étrangers étaient impliqués dans ce réseau de trafic de tortues et sont actuellement recherchés par le Medd et les autorités compétentes », selon le communiqué du ministère.
L’on sait que la suspecte a été placée en détention préventive suite à son défèrement de vendredi dernier.

Dans deux valises…

Le 30 mars dernier, forts de renseignement, la police et des agents du Medd ont effectué une perquisition dans une maison privée aux 67ha. Ils y ont fait la découverte surprenante de 152 tortues Astro­che­lys radiata. Les limiers ont considéré que les reptiles étaient destinés à un trafic étant donné qu’ils étaient contenus dans deux valises, d’où l’impératif d’une enquête plus approfondie.
Le ministère réitère son engagement à la protection des ressources naturelles de la grande île. « Le Medd poursuit ses efforts pour lutter contre le trafic illégal de ressources naturelles et intensifie son combat contre la corruption et le commerce illégal de ces précieuses ressources naturelles. La lutte contre ce fléau est devenue une priorité commune, et tous les partenaires se sont engagés à renforcer les actions pour préserver les richesses naturelles du pays », conclut l’institution dans son communiqué.

ATs.

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