Révolte des marchands de rue à Behoririka: le PDS joue l’apaisement

Hier matin, le quartier de Behoririka a été en ébullition. Entre cris, sifflets et barricades improvisées, la rue s’est transformée en théâtre de confrontation. A l’origine de cette tension palpable : une décision municipale sur l’organisation du commerce de rue, jugée brutale par les principaux concernés. Le nouveau PDS de la CUA s’est même déplacé sur les lieux pour apaiser la tension.

Dès l’aube, des commerçants de produits textiles ont exprimé leur ras-le-bol, face aux nouveaux horaires limitant la fermeture des commerces à 7 h du matin. Ils ont envahi la chaussée, déplacé des bacs à ordures et bloqué la circulation. Une démonstration de force qui a rapidement dégénéré.

Une décision municipale contestée
Au cœur du conflit, une réorganisation récente du commerce ambulant dans la capitale. Depuis le début de la semaine, les vendeurs de confection étaient sommés de libérer trottoirs et chaussées dès 7 heures, contre 8 heures auparavant. Une mesure appliquée avec fermeté, allant jusqu’à la saisie de marchandises chez les contrevenants.
« On nous a pris nos produits », s’indignent plusieurs commerçants, pour qui cette heure perdue représente un manque à gagner crucial dans un contexte économique déjà fragile.

Le PDS joue l’apaisement
Face à la montée de la tension, le président de la délégation spéciale d’Anta­nanarivo, Fenoherintsoa Ra­lambomanana, s’est rendu sur place, pour désamorcer la crise.
Son message se veut conciliant. Un retour provisoire à l’ancien horaire est accordé. Les commerçants peuvent ainsi continuer à occuper les lieux jusqu’à 8 heures du matin, du moins, pour l’instant.
Mais ce geste d’ouverture s’accompagne d’une mise en garde. L’édile insiste sur la nécessité d’une réorganisation durable. Il est inacceptable selon lui, de laisser les artères dans un état d’encombrement permanent. Il appelle à une concertation prochaine pour trouver un équilibre entre activité économique et ordre public.
Autre mesure immédiate, la restitution des marchandises confisquées, geste fort destiné à calmer les esprits.

Deux journalistes blessés
Dans la confusion, deux journalistes venus couvrir les événements ont été pris à partie. Ils ont été violemment repoussés, certains témoins évoquant même qu’ils ont reçu des coups. Une agression fermement condamnée par le CTOJM, qui dénoncent une atteinte grave à la liberté d’informer.

Dans sa déclaration, le ministère a rappelé que « la liberté de la presse est garantie à Madagascar et que les journalistes disposent du droit plein et entier de collecter et de diffuser l’information au bénéfice du public ».
Le MCC a également souligné que « toute forme d’entrave, de pression ou de violence à l’encontre des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions est inacceptable ».

Fahranarison/S.A

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