Rescapés d’Ambohimalaza: la Russie vient à la rescousse

Quelques heures après la publication de Voavy Marie, la mère de Nombana et Onja, pour rendre hommage à ses enfants victimes du drame d’Ambohimalaza, la Présidence de la refondation de la République de Madagascar (PRRM) a sorti un communiqué, vendredi. Il y est indiqué que Madagascar et la Russie travaillent de concert pour sauver les rescapés de cet anniversaire noir, par l’évacuation sanitaire de l’un d’eux à la « Terre des Tsars » et l’arrivée de médecins russes dans nos murs. Mais, c’est que plus d’un attend impatiemment, dix mois après les faits, est la tenue du procès.

«Des médecins russes sont actuellement chez nous, pour prendre en charge directement les jeunes rescapés dans l’affaire d’empoisonnement à Ambohi­malaza », a publié, vendredi soir, la PRRM sur sa page Facebook officielle. Une dizaine de jeunes ont en effet survécu à ce drame, dont certains se sont plaints de rechutes après leur hospi­talisation. Ainsi, une jeune femme est actuellement prise en charge dans un hôpital à Antananarivo. « Les médecins russes contribuent à ses traitements tandis que la Fédération de Russie couvre tous les frais y afférents, a-t-on communiqué.
Par ailleurs, selon la PRRM « les médecins russes ont décidé d’évacuer d’urgence en Russie, l’un des rescapés gravement malade », sans avoir men­tionné nommément de qui il s’agissait. Parmi les rescapés qui luttent encore, Tojo Raha­mefy a indiqué à maintes reprises que son état de santé s’est détérioré malgré son évacuation sanitaire à l’île Maurice. Selon ses dires, il souffrait à nouveau de difficultés respiratoires et de troubles amnésiques au point qu’il n’a pas pu exercer ses activités profession­nelles.

Les proches des victimes demandent des comptes

En parallèle à cela, « l’Etat russe a pris en charge l’évacuation sanitaire chez elle, du journaliste touché lors d’une fusil­lade près de Toby Ratsimandrava durant la manifestation populaire d’octobre 2025. » Du reste, selon le communiqué, d’autres médecins russes vont venir incessamment à Madagascar grossir les rangs de ceux qui sont déjà sur place, pour partager leurs expériences avec leurs ho­mologues malgaches en matière de soins en cas d’intoxication alimentaire.
Cependant, les familles des victimes de cet anniversaire noir de la nuit du 14 au 15 juin 2025, notamment la mère de Nombana et Onja, demandent sans cesse la tenue du procès de ce drame ayant coûté la vie à au moins 35 personnes composées majoritairement de jeunes. Le dernier communiqué en date émanant du ministère de la Justice, à ce sujet, re­monte au 18 mars, soit il y plus d’un mois. « Les procédures ont connu une progression substantielle », a-t-il rassuré. « Dix personnes ont été inculpées, dont quatre placées en détention préventive », a-t-il communiqué, avec 47 plaintes déposées et 87 personnes entendues à la date du 24 février.

LR

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