A Toliara, la remise de 500 titres fonciers a pris hier une dimension bien au-delà de l’administratif. Derrière l’opération, l’Etat a lancé un message de fermeté: la corruption dans le secteur foncier est désormais dans le viseur des autorités.
Le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, a donné le ton. Face à un secteur miné par les pratiques illicites, il a appelé à une rupture nette avec les réseaux de spoliation et les dérives administratives. « Nous sommes des agents publics au service du peuple », a-t-il insisté, posant les bases d’une politique de tolérance zéro.
Ce discours intervient dans un contexte où le foncier à Madagascar est régulièrement pointé du doigt pour son opacité. Lenteurs, favoritisme et corruption ont fragilisé la confiance des citoyens. En affichant une ligne dure, les autorités cherchent à restaurer cette crédibilité et à reprendre le contrôle d’un secteur stratégique.
Outre la distribution des titres fonciers, l’assainissement durable du système constitue l’enjeu principal. L’objectif est clair : faire comprendre que les pratiques frauduleuses ne seront plus tolérées, quel qu’en soit le niveau.
Afin de traduire cette volonté en actes, la mise en œuvre d’un véritable contrôle, la modernisation des services fonciers et la sanction effective des abus seront déterminantes.
Tivo Rasam




