Feno Ralambomanana: « L’organisation ne signifie pas la dictature »

Nommé à la tête de la délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo, Feno Ralambomanana a officiellement pris ses fonctions hier. Lors d’une rencontre avec la presse à l’Hôtel de Ville d’Analakely, il a exposé ses premières priorités, axées notamment sur la remise en état des routes, dont la dégradation est largement constatée dans la capitale. Il a également insisté sur l’importance du nettoyage urbain afin de redonner à Antananarivo son image de capitale digne.

Parmi les actions prioritaires figurent ainsi l’assainissement de la ville et l’organisation de la circulation. Le nouveau PDS a tenu à rappeler que la capitale n’appartient pas uniquement à ses habitants, mais à l’ensemble des Malgaches. L’ambition affichée est de faire d’Antananarivo une ville agréable, où il fait bon vivre.
« L’organisation ne signifie pas la dictature », a-t-il souligné. Pour lui, la gestion de la ville doit reposer sur le dialogue et la recherche de solutions concertées. À ce titre, plusieurs chantiers prioritaires seront concernés, notamment la gestion des déchets, la réhabilitation des routes, l’organisation des marchés ainsi que l’aménagement des espaces publics. « Lorsque chacun respecte les règles, tout devient plus ordonné », a-t-il ajouté.
Le nouveau responsable a également pointé du doigt les conséquences du manque d’organisation, source de dysfonctionnements et d’irresponsabilité. Affirmant sa volonté de changement, il a solennellement déclaré : « Je donne ma parole », s’engageant ainsi à travailler en étroite collaboration avec les autorités et la population. Selon lui, Antananarivo constitue la vitrine du pays, ce qui impose des efforts accrus pour préserver sa propreté et son rayonnement.
Rendant hommage à son prédécesseur, la maire intérimaire, Feno Ralamboma­nana a rappelé le caractère unique de la capitale ainsi que l’ampleur des défis à relever. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour mener à bien les réformes nécessaires.
L’objectif est clair : faire d’Antananarivo une ville propre, ordonnée et en plein essor, à la hauteur de son statut et des attentes des citoyens. Toutefois, il estime que cette ambition ne pourra être atteint sans l’implication de tous, appuyée par une volonté commune et le respect des règles. Le laisser-aller, a-t-il averti, constitue un frein majeur, tandis que la discipline renforce durablement la confiance entre les citoyens.
En conclusion, il a lancé un appel à la coopération de tous pour concrétiser ces ambitions, avant d’exprimer son attachement à la capitale : « J’aime Antananarivo ».

N.A

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