En cette période où on va s’engager dans la véritable concertation nationale, on ne peut que s’étonner que certaines organisations et des partis politiques trouvent encore l’occasion de demander la mise en place d’une structure de transition. Mais à bien y penser on peut trouver quelques explications.
Tout ce qu’on peut dire est que la mise en place d’une nouvelle structure de transition ne vise qu’à satisfaire des intérêts personnels. Effectivement, ce processus permettra de rebattre les cartes. Il offre une perspective de redistribution de sièges car, en fin de compte, de nouvelles nominations seront incontournables.
Et bien évidemment, cette idée est surtout appuyée par les politiciens en manque de notoriété qui savent bien que c’est leur seul moyen de se
« recaser » sans passer par des élections dans lesquelles leur chance de réussir est plus qu’hypothéquée voire nulle.
Nombreux sont les politiciens de cette catégorie ainsi que les opportunistes de tous genres qui n’attendent que cette occasion pour enfin ou de nouveau passer la porte du pouvoir. Il ne faut pas penser que c’est l’amour de la patrie qui les anime. Loin de là s’en faut ! Bien sûr, il y a toujours des exceptions.
Mais dans la majorité des cas, ils ne cherchent que les honneurs et les avantages matériels qui vont avec. Autrement dit, ce sera une occasion pour eux de se renflouer, de se remplir les poches. Et on peut dire qu’il y a des professionnels qui ne font que naviguer dans les méandres de la politique pour vivre.
Et plus on approche de la concertation nationale, plus ces voix se feront entendre. La véritable raison est qu’ils sont aux abois depuis que le gouvernement de la Refondation a annoncé que très prochainement (au mois de mai très probablement) débutera la véritable concertation nationale.
Une fois cette concertation lancée, il sera difficile de mettre en place une autre organisation provisoire telle qu’une transition. En effet, la concertation nationale définira toutes et les nouvelles règles pour accéder au pouvoir, à tous les niveaux. Il n’y aura plus de place à l’improvisation.
De toutes les façons, il a été dit et redit que, selon le programme affirmé, avant décembre 2027, Madagascar aura un nouveau Président de la République élu. C’est dire qu’auparavant, les autres élections (communales, législatives, régionales, …) devraient déjà être réalisées avant cet avènement.
La logique serait de commencer par l’élection des présidents de fokontany. En effet, ces élections de proximité devraient être menées à bien avant la présidentielle de manière à ce qu’on n’ait plus de candidats bombardés d’en haut. Il appartiendra au peuple d’exprimer son véritable choix.
Ranaivo Lala Honoré




