Revendications du 1er mai: la revalorisation salariale de nouveau remise sur le tapis

Une grande partie des revendications syndicales, lors de la célébration du 1er mai hier au Gymnase couvert de Mahamasina, a été axée sur la revalorisation salariale face à la hausse du coût de la vie actuelle.

De ce fait, plusi­eurs organisations syndicales, notamment issues du secteur privé, réclament un Salaire minimum d’embauche (SME), d’un montant de 360.000 ariary par mois contre les 300.000 ariary, en accord avec le patronat le mois de février. Mais aucun décret d’application n’a été promulgué à ce sujet, alors que son entrée en vigueur est prévue vers le début de ce mois de mai.
Pour rappel, fixé par le décret 2024/794, le SME est pour le moment de 262.680 ariary pour le secteur non agricole et de 266.500 ariary pour le secteur agricole. A noter que par la même occasion, les syndicats ont aussi réclamé une augmentation générale des salaires et des pensions.

Protection des droits des travailleurs

Outre le SME, les syndicats ont également dénoncé une régression des droits, notamment sur licenciements abusifs qui sont en hausse, la non-application des grilles de rémunérations minimales par certaines entreprises ainsi que sur l’application des règles sur les heures supplémentaires. La fragilité des Contrats à durée déterminée (CDD) a été aussi évoquée dont la rupture anticipée lèse souvent les employés.
Face à ce contexte, le ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique (MTEFoP), Denis Franconio Mac, a promis dans son discours de suivre de près le respect des droits des travailleurs, la mise en œuvre d’un dialogue social réciproque ainsi que la lutte contre le secteur informel. « Les trois bases du développement du secteur », a-t-il souligné.

Sera R.

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