La descente des Forces de l’ordre à Behoririka, notamment auprès des revendeurs de téléphones portables, continue de défrayer la chronique, d’autant que l’Autorité de Régulation des Technologies de Communication (Artec), citée dans cette affaire, a opposé un démenti catégorique. « Elle n’a mandaté aucune personne pour collecter de l’argent ni pour procéder à la saisie d’équipement en dehors des procédures officielles », a-t-elle fait savoir dans un communiqué.
Et la confusion est telle que le premier substitut du procureur de la République, Hanitriniaina Rakotomalala, accompagné du commissaire principal de police Brunel Rafanomezantsoa, directeur de la Police économique, a dû apporter des précisions ce 1er mai.
Selon Hanitriniaina Rakotomalala, cette intervention s’inscrit dans un cadre légal, faisant suite à une plainte déposée par la société XIAOMI HK Limited pour contrefaçon de smartphones. En collaboration avec l’Omapi, cette société détient en effet un certificat d’exclusivité pour les marques Xiaomi, Redmi et Mi à Madagascar.
D’après les explications fournies par le commissaire principal Brunel Rafanomezantsoa, les agents qui ont mené l’opération, ont été munis d’un ordre de mission et d’un mandat de perquisition en bonne et due forme, avec la participation d’experts venus de Hong Kong.
Au total, cinq magasins ont été perquisitionnés, aboutissant à la saisie de 473 téléphones contrefaits. Si certains responsables de boutiques font actuellement l’objet d’enquêtes, le commissaire a tenu à démentir des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux : aucun ordinateur n’a été saisi. Par ailleurs, il a précisé que l’Artec n’est pas impliquée dans cette opération.
Désormais, l’affaire est entre les mains des services compétents chargés de la lutte contre la contrefaçon.
N.A




