Alors que le bureau permanent de l’Assemblée nationale, n’a reçu aucune demande de levée d’immunité parlementaire de Naivo Raholdina, le député élu dans le 5e arrondissement, arrêté dans la nuit de samedi à son domicile d’Analamahitsy, quelques heures seulement après son retour à Madagascar, est toujours placé en garde à vue à la Section des recherches criminelles de Fiadanana.
Pour le moment, ni les Forces de l’ordre ni le ministère de la Justice, n’ont pas révélé le véritable motif d’arrestation de Naivo Raholdina, pouvant conduire à la levée de son immunité parlementaire qui autorise la justice à le poursuivre pour des actes non liés à l’exercice de son mandat.
Mais les observateurs estiment que le député Irmar est en très mauvaise posture, une fois qu’il a décidé de retourner à Madagascar. Après son interpellation, ce n’est plus qu’une question de jours voire des heures avant que Naivo Raholdina perde son immunité parlementaire. Et visiblement, le bureau permanent de l’Assemblée nationale s’attend prochainement à recevoir une demande allant dans ce sens.
Selon Siteny Randrianasoloniaiko, hier au Palais de Tsimbazaza, l’Assemblée nationale n’a, à ce jour, reçu aucune demande officielle de levée de l’immunité parlementaire du député Naivo Raholdina. Et en l’absence de procédure formelle approuvée par Bureau permanent, aucune poursuite judiciaire ne peut être engagée contre lui. Le député Naivo Raholdina, élu dans le cinquième arrondissement d’Antananarivo, conserve pleinement son statut, ainsi que les prérogatives liées à son mandat parlementaire.
Conformément aux procédures en vigueur, toute requête officielle doit être examinée par le Bureau permanent de l’Assemblée nationale avant d’être soumise, le cas échéant, à une décision institutionnelle fondée sur les éléments juridiques et les motifs invoqués.
Pour rappel, Naivo Raholdina est rentré au pays vendredi après un séjour médical à l’étranger, pris en charge par l’Etat malgache, selon les autorités parlementaires. Il a été interpellé samedi soir puis conduit pour audition à Fiadanana.
En raison d’un manque de communication officielle, cette affaire suscite des réactions diverses au sein de la classe politique et sur les réseaux sociaux. Le septième vice-président de l’Assemblée nationale, Philobert Milavonjy, a indiqué ne pas avoir été informé à l’avance de cette interpellation. Il affirme avoir sollicité des explications auprès du président de l’institution, sans obtenir de réponse claire à ce stade.
S.A




