Crime odieux à Mananjary. La propriétaire de l’hôtel-restaurant Le Jardin de la Mer, Laurence Roseline, a été retrouvée morte à son domicile à Antanambazaha, hier matin. Elle a été décapitée.
C’est la femme de ménage, venue de bon matin comme à ses habitudes pour le travail, qui a fait la découverte macabre. Malgré sa panique, sa première réaction a été d’aviser le commissariat de police de Mananjary pour l’informer de la situation.
Et ce que la police a découvert sur les lieux était horrible. La ressortissante française de 60 ans gisait sur la véranda de sa maison, sans sa tête. Son sang était éparpillé partout, et un robinet à proximité du cadavre qui à l’évidence, avait été expressément laissé ouvert, rendait la scène du crime davantage plus effroyable.
Les premiers constats de la police attestent qu’il n’y a eu aucune casse au niveau des accès à la maison, menant ainsi à penser que les personnes derrière ce crime odieux sont des gens qui côtoyaient la victime. Par contre à l’intérieur de la maison, c’est le désordre total. Les limiers ont également découvert un couteau et une bêche maculés de sang, probablement les outils utilisés pour perpétrer le meurtre. Par ailleurs, le médecin légiste ayant effectué le constat a avancé que la mort remonterait la veille, aux environs de minuit.
Tête disparue…
Les investigations faites par les forces de l’ordre ne permettent pas, pour le moment d’avancer s’il y a eu ou non, vol d’argent liquide ou de quelconques objets de valeur. La seule remarque faite par les policiers a été la disparition du téléphone portable de la victime. Cela étant, les policiers et le fokonolona ont sans attendre procédé hier à une vaste investigation dans les parages avec l’appui de chiens pisteurs en vue de retrouver la tête de la sexagénaire mais sans résultat.
Laurence Roseline habitait seule dans sa maison qui est d’ailleurs bâtie dans l’enceinte de son hôtel, Le Jardin de la Mer. L’établissement n’était plus ouvert depuis un certain temps. D’après une source locale, la victime était en bon terme avec tout le monde et a priori, n’avait pas de problème avec ses employés. Ces derniers, malgré la fermeture de l’hôtel, percevaient régulièrement leur salaire à chaque fin de mois.
Une enquête est actuellement ouverte afin de déterminer les instigateurs de ce crime abominable.
ATs.




