« Cela fait de nombreuses années que nous avons mis en place tout une série de programmes, de projets et d’initiatives d’accompagnement pour aider les autorités malgaches dans leurs fonctions règlementaires et de contrôle, mais aussi pour aider les opérateurs économiques et agricole à se mettre au niveau des normes sanitaire et phytosanitaire », a déclaré Roland Kobia, Ambassadeur de l’Union européenne (UE) lors d’un atelier technique à ce sujet qui s’est tenu au sein de l’Ecole supérieure des sciences agronomiques (ESSA) à Ankatso hier.
Il a souligné que l’Union européenne exécute ces programmes soit au travers de moyen financier ou d’assistance technique. L’objectif étant d’accompagner Madagascar dans le renforcement de la sécurité de ses produits pour protéger ses citoyens et conquérir le marché international. Dans le cadre de la Semaine de l’Europe à Madagascar, le Bureau des Normes de Madagascar, les autorités compétentes et le secteur privé ont échangé au cours de cet atelier notamment pour identifier les actions clés en matière de sécurité alimentaire. Il s’agit entre autres de poser les bases d’une croissance durable, créatrice d’emplois et de richesses. « D’autant plus que c’est un sujet qui cadre parfaitement dans la Politique Générale de l’Etat qui est d’augmenter le commerce, de créer des emplois, mais aussi de s’orienter vers plus de croissance dans le pays », a indiqué l’Ambassadeur de l’UE.
Elargir les opportunités
Il a également précisé que ces normes en question sont la clé d’entrée de toute une série de marchés mondiaux surtout pour les produits agricoles et halieutiques en citant la vanille, les épices, les légumes secs… « Madagascar pourrait exporter beaucoup plus. Pas seulement en Europe, mais aussi dans la sous région dans l’Océan Indien s’il se mettait aux normes internationales », a-t-il avancé tout en notant que le pays doit faire des efforts pour se mettre au niveau afin de s’adapter à ces normes qui ouvrent des portes non seulement au niveau de l’Europe, mais aussi dans le monde.
L’Ambassadeur a jugé important de signaler que l’ensemble des pays du monde, notamment des grands pays asiatiques, sont de plus en plus exigeants en matière d’exportations dans leur pays. « Cela montre qu’il y a une prise de conscience à grande échelle, ce qui fait que la protection des consommateurs santé publique est d’une importance primordiale», a-t-il insisté.
Il a conclu en annonçant qu’au dernier trimestre de 2026, une mission de l’UE viendra à Madagascar pour faire un audit des conditions phytosanitaires dans l’agriculture. Ce sera une occasion pour le pays de constater si les travaux réalisés ont atteint les objectifs fixés, mais aussi de faire un état des lieux de sa situation et d’apporter des améliorations.
Jean Riana




