Gen Z: « La manifestation se poursuivra jusqu’à satisfaction des revendications »

Les jeunes du mouvement Gen Z ont poursuivi, samedi à Ambohijatovo, une mobilisation marquée par des rassemblements et des banderoles appelant à des changements dans la gouvernance et le fonctionnement des institutions. Les participants ont réaffirmé leurs revendications, notamment en matière de lutte contre la corruption et de restauration de la confiance envers les institutions publiques.
«Dissoudre les institutions», tel est l’un des slogans entendus lors de cette mobilisation organisée à Ambohi­jatovo, au cours de laquelle les participants ont appelé à une réorganisation du système institutionnel et de la gestion des affaires publiques. Les revendications ont notamment concerné l’Assemblée nationale, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) ainsi que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), que les manifestants estiment devoir faire l’objet de réformes.
Selon les explications fournies sur place, ces changements sont jugés nécessaires afin de renforcer la confiance de la population et d’améliorer le fonctionnement des institutions.
Les participants ont également évoqué la persistance de faits de corruption qu’ils estiment présents au sein de l’appareil judiciaire, appelant à des mesures plus fermes pour y faire face. Ils ont affirmé ne pas être satisfaits de la situation actuelle et réclament des changements jugés prioritaires.
Les membres de la Gen Z ont annoncé une suspension temporaire des actions le samedi 23 mai, invoquant des raisons d’organisation interne. Ils ont toutefois précisé que la mobilisation reprendra en l’absence de réponse jugée satisfaisante aux revendications formulées.
Pour rappel, le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, avait déclaré lors de l’ouverture de la session extraordinaire du 13 avril que les institutions ne sauraient être dissoutes. Il avait rejeté ces appels au nom du respect de l’État de droit et de la hiérarchie des normes juridiques.
Il avait également souligné que, si la pluralité des opinions constitue un principe démocratique, toute réforme institutionnelle doit s’inscrire dans le cadre constitutionnel et respecter les décisions de la HCC. Selon lui, les transformations institutionnelles relèvent de procédures légales et électorales, et non de pressions exercées dans la rue.

S.A

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