Haltérophilie – Championnats d’Afrique : des résultats historiques qui méritent un temple d’entraînement

La délégation malgache ayant participé au championnat d’Afrique d’haltérophilie, disputé récemment en Egypte, a reçu un accueil triomphal, hier à l’aéroport international d’Ivato. Athlètes, entraîneurs et encadreurs ont été salués comme de véritables héros après avoir porté haut les couleurs nationales sur la scène continentale.
Avec un impressionnant total de 14 médailles dont 6 en or, 3 en argent et 5 en bronze, Madagascar confirme son ascension fulgurante dans l’haltérophilie africaine. Une performance qui suscite admiration et espoir pour l’avenir de cette discipline encore en quête de moyens adaptés.
« La compétition était très difficile. Nos jeunes athlètes ont affronté des adversaires plus expérimentés qu’eux mais ils ont montré un mental exceptionnel », a déclaré l’entraîneur national Eric Andriantsitohaina. Selon lui, Madagascar possède aujourd’hui une génération capable de viser encore plus loin, notamment les championnats du monde et les Jeux olympiques.

Création d’un centre d’entraînement
Cependant, derrière ces résultats historiques se cache une réalité plus complexe qu’est le manque criant d’infrastructures dédiées à l’haltérophilie. Les acteurs de cette discipline plaident désormais pour la création de véritable centre d’entraînement moderne, spécialement conçu pour répondre aux exigences de ce sport de haut niveau.
L’olympien Tojo Andri­an­tsi­tohaina, auteur de trois médailles d’or chez les moins de 79 kg après deux années d’absence estime que ces performances méritent un ac­compagnement concret. « Les résultats sont là depuis plusieurs années. Il est temps de donner aux athlètes des infrastructures adaptées afin qu’ils puissent progresser dans de meilleures conditions », a-t-il affirmé.
Même constat pour Ri­cardo Elarion Randriamia­ramanana, 27 ans, triple médaillé d’or chez les moins de 60 kg. Pour beaucoup, la création d’un dojo national d’haltérophilie représenterait un tournant décisif afin de préparer la relève et permettre à Madagascar de rêver, un jour, à une médaille olympi

Soafara Pharlin

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