Le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, a réagi hier au palais de Tsimbazaza aux accusations émises par un responsable religieux concernant le décès du député élu à Betioky Sud, Jean Jacques Rabenirina. Il a rejeté tout lien avec cette affaire et a appelé à ne pas instrumentaliser la mort d’une personne à des fins politiques.
Des déclarations diffusées sur les réseaux sociaux et dans différents espaces médiatiques par un pasteur affirmaient que le décès de Jean Jacques Rabenirina ne relevait pas d’un accident de circulation, mais d’un «coup monté». Selon ces propos, une réunion tenue de nuit aurait rassemblé plusieurs acteurs politiques et le député avant son décès.
Le responsable religieux a également soutenu que le député aurait été amené à quitter les lieux à moto après cette réunion. Il a par ailleurs évoqué des considérations politiques liées à une éventuelle accession de Jean Jacques Rabenirina à la présidence de l’Assemblée nationale.
Face à ces accusations, Siteny Randrianasoloniaiko a affirmé qu’elles étaient dénuées de fondement et ne reposaient sur aucune preuve. Il a estimé qu’il n’était pas acceptable de citer le nom d’une personne dans une affaire aussi grave sans éléments concrets ni enquête préalable.
Le président de l’Assemblée nationale a indiqué avoir été parmi les dernières personnes à avoir échangé avec Jean Jacques Rabenirina avant son décès. Selon ses explications, le véhicule du député aurait été la cible de jets de pierres, perturbant ses déplacements et le conduisant à utiliser une moto à ce moment-là.
Au cours de son intervention, Siteny Randrianasoloniaiko a appelé à la prudence et à l’apaisement. Il a souligné que toute information ou preuve devrait être présentée de manière claire et dans le respect des procédures légales, afin d’éviter toute confusion au sein de l’opinion publique.
Il a également déclaré préférer laisser la justice et «Dieu juger cette affaire», tout en rappelant que le décès d’une personne ne devrait pas être transformé en polémique politique. Pour rappel, le député Jean Jacques Rabenirina est décédé le 25 septembre 2025.
Par ailleurs, répondant aux questions des journalistes sur les affaires liées aux tentatives de déstabilisation des institutions, le président de l’Assemblée nationale a affirmé que l’application de la loi à l’encontre des personnes concernées ne relevait pas d’une «vengeance politique». Il a également déclaré n’avoir jamais pris part aux mouvements de renversement de régime survenus à Madagascar.
S.A.




