Comme il fallait s’y attendre, le concert « Melting Pop Experience » de la bassiste Tasha, qui s’est déroulé vendredi soir à l’Akany La Terrasse Antsahavola, a offert une parenthèse musicale hors du commun. Entre curieux en quête de découvertes, fans inconditionnels et personnalités, la soirée a réuni du beau monde.
Dès son entrée en scène, l’artiste a imposé son style. Une introduction rythmique, puis cette voix singulière portée a cappella, qui ne cherche pas à impressionner, mais à atteindre. Autour d’elle, la musique circulait avec fluidité entre jazz, pop, rock et soul, donnant tout son sens à cette idée de « Melting Pop ».
Sa basse, instrument encore rarement mis au premier plan par une femme, n’est jamais un simple accompagnement. Entre ses mains, elle devient une voix, une pulsation, une manière de raconter. Tasha n’impose pas sa place sur scène, elle l’occupe naturellement, par son talent et l’évidence de ce qu’elle transmet.
Ce qui touche également, c’est sa proximité avec le public. Son univers ne crée aucune distance. Il accueille, rassemble et enveloppe. Même dans les passages les plus intenses, sa musique conserve quelque chose de chaleureux, comme si l’émotion pouvait aussi être lumineuse et vibrante. Ce fut notamment le cas avec « Mafy », dont le refrain a été repris en chœur par les spectateurs. La version classique de « Stand by Me », a suscité le même élan, avant que « Tsy Ahy », en clôture, ne prolonge encore cette communion avec le public.
Déjà remarquée lors de son concert en février au Temple bouddhiste Xizu d’Andranovelona, où elle partageait la scène avec un orchestre symphonique, Tasha semble avoir franchi un nouveau cap vendredi soir.
Joachin Michaël




