Plus de 4.000 enfants ont déjà été pris en charge pour le pied bot à Madagascar, selon le ministère de la Santé publique et ses partenaires. Ces résultats sont le fruit des efforts conjoints des acteurs sanitaires et de l’utilisation de la méthode Ponseti, qui permet une correction progressive et efficace de cette malformation congénitale.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le pied bot, marquée cette année par des activités de sensibilisation et de dépistage déployées dans les 24 régions du pays. L’objectif est de détecter plus tôt les nouveaux cas et d’améliorer la prise en charge des enfants concernés. Le thème retenu, «Action précoce pour chaque enfant : dépistage, traitement et suivi du pied bot à Madagascar », met en avant l’importance d’une intervention rapide dès les premiers signes de la malformation.
Selon les données sanitaires, un à deux enfants sur 1.000 naissances vivantes sont touchés par cette affection. Sans traitement précoce, le pied bot peut entraîner un handicap durable, limitant la mobilité et l’autonomie de l’enfant tout au long de sa vie.
Les spécialistes rappellent toutefois qu’un traitement initié tôt permet, dans la majorité des cas, une correction complète. La méthode Ponseti constitue aujourd’hui la référence, parfois complétée par une chirurgie corrective selon la gravité du cas.
Dans ce contexte, le ministère de la Santé publique appelle les parents et tuteurs à amener rapidement les enfants suspectés vers les structures de santé. Une prise en charge précoce reste la clé pour éviter les complications et garantir un développement normal de l’enfant.
Fahranarison




