Des leviers capables de transformer durablement l’économie malgache, ont été au cœur du débat, lors du lancement du rapport d’évaluation rapide de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNuced), le 5 juin au Novotel, à Antananarivo. Parmi les grandes lignes abordées, le développement des filières agricoles à fort potentiel.
Pour le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Gaëtan Ramindo, il a prôné une approche pragmatique, axée sur les secteurs déjà organisés et capables de produire rapidement des résultats économiques.
«Pour obtenir des impacts rapides et visibles dans l’agroalimentaire, il faut concentrer les efforts sur des filières déjà relativement structurées et présentant un fort potentiel de transformation et d’emplois», a-t-il affirmé. Il a notamment cité le riz, le maïs, l’orge destinée à l’industrie des boissons ainsi que les épices.
Pertes et potentiels
Le ministre a alerté sur les pertes post-récolte, particulièrement dans la filière rizicole, qui peuvent atteindre 15 %. Selon lui, l’installation d’unités modernes de décorticage dans les zones de production, permettrait d’améliorer la valorisation des récoltes et les revenus agricoles.
L’orge constitue également une piste potentielle pour renforcer l’approvisionnement local de l’industrie des boissons. Quant aux épices, leur transformation post-récolte représente une source importante d’emplois, notamment pour les femmes rurales. Pour soutenir cette dynamique, le gouvernement prévoit un accompagnement rapide des agro-transformateurs.
«L’accès aux équipements adaptés, l’appui technique sur toute la chaîne de valeur et le renforcement des capacités sont indispensables», a promis le ministre. Il a aussi rappelé le recrutement prévu de 2.000 agents vulgarisateurs par an.
De son côté, le secrétaire général par intérim de la CNuced, Pedro Manuel Moreno, a souligné qu’« il ne s’agit plus d’identifier les opportunités, mais de transformer collectivement ce potentiel en investissements productifs, en emplois décents et en développement durable ».
Arh.




