Vers un étouffement des voix critiques des positions du régime de la Refondation ? Même les compagnons de lutte avec tout leur franc-parler n’hésitant pas à dire tout haut ce que les autres pensent tout bas, sont dans le collimateur. Et le député Antoine Rajerison semble être le prochain sur la liste.
Partisan de la dissolution de l’Assemblée nationale, le député d’Arivonimamo est devenu un farouche
« opposant » du régime en place jusqu’à même saisir la Haute cour constitutionnelle aux fins de destitution de Michaël Randrianirina. Et sa prise de position n’a pas été du goût du régime en place qui jour au lendemain, a déposé une demande auprès de l’Assemblée nationale relative à la levée de l’immunité parlementaire du député, soupçonné dans une affaire liée à de supposées tentatives de déstabilisation.
Pour le moment, en pleine session parlementaire, le député Antoine Rajerison est intouchable. La loi est claire à ce sujet, « aucun député ne peut hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du Bureau de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive ».
Mais qu’est-ce qui va se passer une fois cette session ordinaire touche à sa fin ? Le bureau permanent de l’Assemblée nationale acceptera-t-il à la requête judiciaire et de livrer carrément à la justice leur confrère ?
Là est toute la question. Les observateurs pensent que le sort d’Antoine Rajerison est déjà scellé. Le président de l’Assemblée nationale ne fait que jouer la montre en soulignant l’importance de respecter la Constitution, en attendant la fin de la session ordinaire. Pour dire que ce n’est qu’une question de temps avant que le bureau permanent donne son feu vert.
Rakoto




