Mpox: la mort d’une femme séropositive au VHI, relance l’alerte

Le décès d’une femme de 39 ans vivant avec le VIH, rappelle que certaines catégories de la population restent particulièrement exposées aux formes graves du Mpox. Alors que l’épidémie poursuit sa progression, les autorités sanitaires appellent à redoubler de vigilance.

Madagascar enregistre un septième décès lié au Mpox depuis le début de l’épidémie en décembre 2025. La victime, une femme de 39 ans résidant dans le district de Toliara II, est décédée le 7 juin au Centre hospitalier universitaire Mitsinjo Betanimena de Toliara. Selon les autorités sanitaires, elle présentait une co-infection au VIH et au Mpox.
D’après les informations communiquées par le ministère de la Santé publique, la patiente a été admise à l’hôpital le 5 juin dans un état déjà critique. Les examens réalisés ont confirmé la présence simultanée des deux infections. Malgré une prise en charge médicale rapide et la mise sous traitement antirétroviral, son état de santé très dégradé n’a pas permis d’éviter l’issue fatale.

L’épidémie gagne du terrain
Ce décès survient alors que le virus continue de circuler activement dans plusieurs régions du pays. Pour la seule journée du 7 juin, 55 nouveaux cas confirmés ont été enregistrés. Quarante-neuf cas suspects ont également été signalés et autant de prélèvements effectués dans les régions Atsinanana, Sava, Anosy et Boeny. La région Atsinanana concentre à elle seule plus de la moitié des nouvelles contaminations confirmées.
Depuis le début de l’épidémie, Madagascar totalise 3.241 cas notifiés, dont 1.976 confirmés sur 2.825 tests réalisés, soit un taux de positivité de 70%. Parallèlement, 1.503 personnes ont été déclarées guéries.
Pour le Centre des opérations d’urgence en santé publique (Coups), cette nouvelle perte humaine met en évidence les risques encourus par les personnes les plus vulnérables. Les personnes vivant avec le VIH, les enfants, les femmes enceintes et d’autres groupes à risque, sont davantage susceptibles de développer des formes sévères de la maladie.
Face à cette situation, les autorités sanitaires insistent sur l’importance d’une consultation précoce dès l’apparition de symptômes tels que la fièvre, les maux de gorge, la fatigue intense ou les éruptions cutanées. Elles rappellent également que la prise en charge du Mpox, est gratuite dans les centres spécialisés et que les mesures de prévention demeurent essentielles pour freiner la propagation du virus.

Fahranarison

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