Filière bambou: le projet INBar doté d’un financement de 2 millions de dollars de Cidca

Le projet INBar destiné à soutenir la filière bambou, a été lancé officiellement lors d’un atelier, à l’hôtel Ibis Ankorondrano hier. Financé par l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (Cidca) à hauteur de 2 millions de dollars, il vise à structurer ce secteur stratégique sur une période de deux ans, de 2025 à 2027, dans cinq régions du pays (Analamanga (Antananarivo), Vakinankaratra, Fitovinany, Atsinanana et Diana).
« L’objectif t est de bâtir des chaînes de valeur solides, tout en avançant de manière progressive vers l’industrialisation de la filière bambou », a déclaré Njaka Rajaonarison, coordonnateur national du projet INBar qui rassemble plusieurs partenaires internationaux et nationaux, notamment l’Organisation internationale du bambou et du rotin (INBar), le Centre international du bambou et du rotin (ICBR), le ministère de l’Environnement et du développement durable ainsi que le Centre malgache des ressources et des technologies du bambou (CMBart).
Cinq résultats majeurs sont attendus : la gestion durable de la ressource et la restauration des terres dégradées, le renforcement des compétences des travailleurs locaux dans la production et la transformation, suivie de l’introduction de technologies de transformation plus performantes, ensuite la normalisation de la filière et le développement des capacités stratégiques, sans oublier l’amélioration de l’accès aux marchés, à l’investissement et au financement.
Njaka Rajaonarison a indiqué que le bambou peut être utilisé dans nombreux domaines tels que la construction, l’artisanat, la fabrication de charbon, de tissu ou de papier… « Madagascar abrite plus d’une quarantaine d’espèces dont 35 sont endémiques du pays » a-t-il fait savoir.
Selon les informations fournies, ce projet devrait bénéficier directement à 3.000 personnes, dont 1.000 femmes, et toucher indirectement près de 50.000 autres bénéficiaires. Le bambou apparaît comme une ressource à fort potentiel et la Grande Ile entend bien l’exploiter. Sa croissance rapide, ses nombreuses applications et sa capacité à contribuer à la restauration des terres dégradées, en font une alternative intéressante pour réduire la pression sur les forêts naturelles tout en créant des sources de revenus.

Jean Riana

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