A peine publié par la direction générale des impôts, le montant de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM), particulières, utilitaires, motos, scooters, bateaux motorisés et aéronefs, calculé selon l’âge, la puissance et le type d’énergie utilisée (Essence, diesel, hybride ou électrique), a fait jaser les automobilistes et les propriétaires. Certains ont eu du mal à ronger leur frein.
Le montant le plus bas est de 5.000 ariary pour les véhicules à moteur électrique de 1 à 4 chevaux ou de 0 à 250 cm3, de moins de 5 ans. Le montant le plus élevé est de 340.000 ariary pour les véhicules à moteur diesel de 15 chevaux et plus de 20 ans. Plus les véhicules sont âgés et donc à fortes émissions, plus les taxes sont élevées.
Pour certaines catégories de véhicules, les montants donnent même des tournis. 115.000 ariary de taxe à payer pour les véhicules à moteur à essence, de 1 à 4 chevaux de plus de 20 ans, le montant est de 120.000 ariary pour le moteur diesel. Les véhicules hybrides ou électriques de 13 à 15 chevaux paient entre 60 000 et 160 000 ariary. Ceux supérieurs à 15 chevaux entre 120.000 à 220.000 ariary
Vives réactions
Et comme il fallait s’y attendre, cette TVM a déclenché une réaction en chaine sur les réseaux sociaux. A travers leurs commentaires, les automobilistes ont l’impression d’être la vache à lait de l’Etat, surtout au moment de passer à la caisse, au plus tard le 15 juillet, pour les véhicules mis en circulation sur le territoire national, avant cette date, sous peine de sanction conformément à la loi
A défaut de paiement dans ce délai, votre véhicule ne passera pas la visite technique. Pis encore, les propriétaires ne peuvent pas renouveler leur assurance auto…
De nombreux automobilistes dénoncent ainsi une pression fiscale supplémentaire dans un contexte marqué par la hausse continue du coût de la vie. Certains estiment que « l’annonce de cette nouvelle taxe tombe mal, les ménages peinent déjà à faire face aux dépenses quotidiennes ». D’autres parlent d’« une charge de plus imposée à des citoyens déjà fragilisés économiquement ».
Des voix issues de mouvements citoyens réclament également une révision globale des charges liées à l’automobile. Pour plusieurs observateurs, « si la TVM est maintenue, l’État devrait aussi alléger d’autres obligations financières imposées aux conducteurs ».
Pour les autorités fiscales, cette mesure vise à renforcer les recettes publiques et à améliorer le suivi administratif des véhicules. La DGI rappelle que « le paiement de la TVM devient désormais indispensable pour effectuer plusieurs démarches administratives », notamment la visite technique, la mutation ou encore le renouvellement de l’assurance. Et les propriétaires de véhicules concernés ont jusqu’au 15 juillet 2026 pour s’acquitter de leur taxe. De quoi les faire monter sur leurs grands chevaux.
Arh.




