Il y a perquisition et perquisition !

C’est une scène digne d’un film d’action mêlant violence pure et brutalité intense. Les internautes qui ont vu la vidéo, croyaient au début qu’il s’agit d’un règlement de compte entre deux gangs. Alors que c’est une perquisition sur ordre de l’autorité compétente dans un lieu clos à Tsarasaotra, dans le cadre d’une enquête liée à des cyber arnaques, qui a tourné au vinaigre.
Sur la forme, les procédures pénales ont été respectées à la lettre. Les Forces de l’ordre ont été munies d’un mandat en bonne et due forme, c’est-à-dire habilitées par la Justice, pour mener la perquisition dans le but de chercher des preuves, des indices et des objets en lien avec l’infraction.
Par contre, c’est sur le fond que le bât blesse, même si les Forces de l’ordre ont tout à fait le droit de recourir à la contrainte et la force légales et nécessaires, pour pénétrer à l’intérieur d’une enceinte à perquisitionner, en cas d’opposition à la mise à exécution du mandat par des tiers. C’était le cas samedi à Tsarasaotra. En refusant de coopérer, les agents de sécurité du bâtiment ont fermé le portail de l’intérieur, obligeant les Forces de l’ordre, à escalader l’enceinte.
Et une fois à l’intérieur, les Forces se sont déchainées sur les agents de sécurité qui ont encore opposé de résistance, avant de les interpeller au sens propre. Des arrestations musclées qui se sont soldées par un passage à tabac sans ménagement. Des images montrent un homme déjà terre, se faisant rouer de coups de poing et de coups de pied qui vont au-delà de la légitime défense. Des scènes insoutenables pour les âmes sensibles.
L’usage de la force avec un objectif légitime, doit se faire dans le respect des droits humains, par les dépositaires de l’autorité publique. Son utilisation disproportionnée, comme c’était le cas à Tsarasaotra qui n’a rien d’une perquisition menée dans les règles, mais d’une violence extrême.

JR.

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