Football – Coupe de Madagascar : le tirage des huitièmes de finale fait grincer des dents

La Fédération malgache de football (FMF) a procédé hier au tirage au sort des huitièmes de finale de la Coupe de Madagascar. Attendue par tous les passionnés, cette cérémonie a pourtant laissé un goût d’inachevé et relancé les polémiques qui entourent régulièrement l’organisation de la compétition.

La FMF n’a pas réussi à faire taire les critiques. Le système des chapeaux, le tirage des équipes hôtes et le refus obstiné des terrains neutres, sont une nouvelle fois pointés du doigt. Beaucoup estiment que ces choix favorisent indéniablement certaines formations de la Pro League, au détriment des clubs de divisions inférieures et des équipes provinciales.
« Des terrains neutres auraient garanti davantage d’équité », déplore un dirigeant sous couvert d’anonymat, faisant écho à des griefs récurrents ces dernières saisons.
Le 5 juillet prochain, le football malgache entrera dans le vif du sujet. Cosfa, rompu aux grandes occasions, jouera face à l’AS PTT, pendant que FC Rouge et Antimo Record se livreront un duel fratricide où l’intensité physique devrait primer. L’AFCA, de son côté, tentera d’imposer son style face à un Uscafoot toujours redoutable.
Ailleurs, l’Ajesaia aura fort à faire pour canaliser la fougue de Disciples FC. Babangy Fenerive-Est s’appuiera sur la ferveur de son public pour dominer CFFA, alors qu’Elge­co Plus, solide dans les matchs à élimination directe, mesurera les forces de Valahara. Wagner FC Ambovombe accueillera les Fosa Juniors dans un match piège par excellence, où l’enjeu et le contexte local pourraient gommer les différences de niveau. Enfin, l’AS Sainte-Anne et FC Clinique Zanatany offriront un duel plus tactique et indécis pour refermer cette journée chargée d’enjeux.
Pour les favoris de l’élite, l’impératif sera de passer ce cap sans encombre. Pour les outsiders, il s’agit une occasion rêvée de créer la sensation et de s’offrir un scalp retentissant. Car la Coupe de Madagascar l’a prouvé à maintes reprises, à ce stade, la hiérarchie n’est jamais gravée dans le marbre. Un terrain difficile, un arbitrage contesté ou un exploit individuel, peuvent tout faire basculer.

Naisa

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