Hier, c’était la fête des pères. En pareille occasion, il est de coutume dans chaque foyer de souhaiter les meilleurs vœux à celui qui est censé représenter le chef de la famille. Et bien évidemment, cet évènement constitue l’une des rares occasions donnant lieu à une grande fête au cours de laquelle toute la famille est réunie.
Seulement, il y a une réalité que l’on ne peut ignorer. Ce ne sont pas tous les enfants qui ont un père. Loin de là s’en faut. Il ne s’agit pas seulement de ceux qui ont déjà perdu leur père pour une raison ou une autre. Il y a aussi ceux qui n’ont jamais connu leur père. Et ce n’est pas un cas rare.
On ne parlera pas de ces enfants abandonnés dès leur naissance et qui n’ont jamais eu la chance d’avoir ni un père ni une mère pour les voir grandir. Il s’agit plutôt de ces enfants qui ont un procréateur bel et bien vivant mais qui a délibérément refusé de reconnaître l’existence de sa descendance.
Ce phénomène est surtout fréquent en milieu rural où, d’habitude, seule la mère est déclarée comme étant son unique parent. L’une des raisons est que dans beaucoup de localités plus ou moins éloignés des centres urbains, les couples se créent sans passer devant le maire pour de nombreuses raisons.
Et pour cette raison, de nombreux enfants ne sont pas reconnus par leur père naturel. Dans certains cas, il arrive que ce dernier fuit volontairement ses responsabilités. Pourtant, l’absence d’un père au foyer peut avoir des conséquences profondes pour l’enfant, surtout quand il a l’âge d’être scolarisé.
Ne pas avoir un père peut être mal vécu par l’enfant surtout quand il fait l’objet de raillerie à ce sujet de la part de ses camarades de classe. Cela peut créer de profondes blessures mentales. Grandir entouré de ses parents peut apporter beaucoup d’équilibre dans le développement psychologique de l’enfant.
Mais dans certains cas, c’est volontairement que la mère soustrait l’enfant du contact de son père. C’est le cas avec ces femmes qui sont qualifiées de « libérées » et qui ne veulent pas « s’encombrer » d’un mari dans la maison. C’est un choix volontaire et il n’y a aucune loi qui l’interdise.
Quoi qu’il en soit, c’est l’évidence même que l’enfant n’a pas demandé à venir sur terre de son propre gré. Pour cette raison, il appartient à ses géniteurs (le père comme la mère) d’en assumer les conséquences envers et contre tout pour que l’enfant puisse grandir harmonieusement.
Ranaivo lala Honoré




