A l’occasion de la présentation officielle de deux ouvrages intitulés « Le régime de transition à Madagascar de 1972 à 1975 » et « Madagascar sous la Deuxième République de 1975 à 1992 », écrits par le professeur-chercheur Jeannot Rasoloarison et le Dr Lahiniriko Denis Alexandre, le 24 juin à la Bibliothèque nationale d’Anosy, le ministre de la Communication et de la culture, Gascar Fenosoa, a mis en garde contre les tentatives de déformer l’histoire nationale à des fins personnelles ou politiques.
Selon le ministre, les livres d’histoire constituent un patrimoine intellectuel essentiel pour les générations futures. Ils permettent non seulement de transmettre la mémoire collective, mais aussi de renforcer chez les jeunes le sentiment d’appartenance nationale et l’amour de la patrie.
« Certains cherchent à réécrire ou à déformer l’histoire pour servir des intérêts particuliers ou politiques », a-t-il souligné. Dans ce contexte, il a insisté sur l’importance de disposer de travaux de recherche réalisés par des spécialistes malgaches, capables d’apporter un regard fondé sur les réalités et les expériences du pays.
Fruits de plusieurs années de recherche et d’analyse, ces livres prennent pour cadre les années 72 et 75, une période charnière de l’histoire de Madagascar. Les auteurs analysent les causes des difficultés rencontrées durant la transition de 1972 à 1975, les frustrations des acteurs politiques et de la population, ainsi que les facteurs ayant conduit à l’instabilité institutionnelle.
Les ouvrages abordent également le rôle joué par l’armée dans la vie politique de l’époque et reviennent sur les circonstances ayant précédé l’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava. Les auteurs mettent en évidence les risques qu’une transition mal maîtrisée peut faire peser sur la stabilité politique et la cohésion nationale.
Pour Gascar Fenosoa, ces travaux revêtent une importance particulière dans un contexte où l’interprétation du passé fait parfois l’objet de controverses. « Celui qui ne connaît pas son histoire est semblable à quelqu’un qui a perdu la mémoire », a-t-il rappelé, estimant que l’histoire doit servir de leçon pour éclairer l’avenir plutôt que d’être instrumentalisée.
N.A




