Justice et gouvernance: le Gem suspend le dialogue public-privé

Crise de confiance entre l’Etat et le secteur privé malgache ! Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) suspend, avec effet immédiat, toute participation au dialogue public-privé (DPP). L’organisation patronale annonce également le retrait de ses représentants du Conseil d’administration de la Cnaps et des autres organes de gouvernance étatiques. Cette décision fait suite à l’affaire dite « Cnaps-SMGD », qui vise cinq administrateurs représentant le Gem.
Selon le Gem, ces cinq membres sont les seuls administrateurs de la Cnaps à faire l’objet de poursuites judiciaires et médiatiques depuis plusieurs mois. En mars 2026, l’organisation a déjà saisi les autorités pour demander une ordonnance de non-lieu dans un délai de trois mois, sans obtenir de réponse.
Le Gem dénonce une rupture d’égalité devant les charges publiques et un traitement qu’il juge injuste. « Il n’est pas acceptable que nos représentants soient les seuls sanctionnés pour des faits qui ne leur sont pas imputables », affirme l’organisation dans un communiqué publié hier.
Le groupement estime que cette situation fragilise l’État de droit et alimente un climat de méfiance. « Les déclarations d’intention doivent désormais céder la place à des actes concrets », insiste-t-il, évoquant aussi les blocages persistants sur plusieurs dossiers du DPP, notamment le salaire minimum d’embauche (SME) ou encore la TVA.
Malgré cette suspension, le Gem réaffirme que « le secteur privé reste prêt à contribuer au développement inclusif du pays, dans l’intérêt du peuple malgache».

Arh.

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