Très tôt hier matin, les transporteurs en commun ont repris leurs activités. Une décision prise à l’issue des discussions menées à l’hôtel de ville Analakely la veille avec les autorités de la Commune urbaine d’Antananarivo, les représentants des ministères concernés dont la Police nationale.
De prime abord, l’on aurait tendance à croire que cette reprise de service a été influencée par la décision de la présidence de la Refondation qui a rapidement réagi en déployant au moins une quarantaine de bus stationnés à Iavoloha dès l’après-midi du mardi, afin d’assurer le transport des usagers. Conduits par des militaires, ces véhicules ont assuré gratuitement le transport des usagers en desservant une dizaine d’axes stratégiques du Grand Antananarivo. Une initiative qui s’est poursuivie hier, au grand bonheur des usagers qui, en plus de la gratuité du voyage, ont bénéficié d’un confort inhabituel en dépit d’une légère surcharge.
Face à cette situation, et malgré qu’une partie de la circulation fût ouverte temporairement du côté d’Anosy et Mahamasina en vue de la célébration du 26 juin, on a assisté de nouveau au retour à la normale du trafic urbain, marqué par les grands embouteillages. Un trafic qui était complètement paralysé mardi dernier à cause de la manifestation des coopératives et des chauffeurs et receveurs de taxi-be, obligeant des milliers d’usagers à parcourir à pied plusieurs kilomètres, se trouvant brusquement sans moyen de transport pour rejoindre leur lieu de travail, leur établissement scolaire ou encore leurs différentes activités.
Rappel à l’ordre
Par rapport à cette reprise d’activité, le directeur général de la Police nationale a rappelé qu’aucune tolérance n’est accordée en matière d’application de la loi, les transporteurs étant soumis à un cahier de charges précis qu’ils doivent respecter. Le responsable a également averti que toute tentative de corruption impliquant des policiers (nationaux et communaux confondus), sera immédiatement sanctionnée. Il a ainsi invité transporteurs et forces de l’ordre à assumer leurs responsabilités afin de garantir la continuité du transport dans la capitale. Il a également affirmé que plusieurs infractions avaient été constatées, justifiant ainsi les mesures et sanctions prises.
Sera R.




