La série de disparitions inquiétantes de ces derniers temps provoque une vague de panique et tend même à engendrer une psychose collective.
Les faits divers survenus ces dernières semaines dans la capitale et ses environs alimentent un climat d’inquiétude grandissant. Entre les disparitions signalées, les découvertes de corps et les rumeurs de rapt d’enfants relayées sur les réseaux sociaux, la peur gagne progressivement une partie de la population.
Dans plusieurs quartiers d’Antananarivo, les habitants redoublent de vigilance. Les parents évitent désormais de laisser leurs enfants jouer seuls à l’extérieur. Les groupes de discussion sur les réseaux sociaux sont inondés de publications, de photos et de messages d’alerte, dont l’authenticité n’est pas toujours vérifiée.
Cette succession d’affaires, largement commentée, nourrit un sentiment d’insécurité. Même si toutes les disparitions ne sont pas nécessairement liées entre elles et que plusieurs informations diffusées en ligne relèvent parfois de simples rumeurs ou d’informations incomplètes, leur accumulation contribue à installer un véritable climat de psychose.
En attendant que les différentes enquêtes permettent de faire toute la lumière sur ces affaires, un constat s’impose : au-delà des drames eux-mêmes, c’est désormais la peur qui s’installe dans le quotidien de nombreux habitants de la capitale.
Il convient toutefois de distinguer les rumeurs des faits établis. Si de nombreuses informations circulant sur les réseaux sociaux demeurent non vérifiées, des cas suspects, mais également des affaires avérées de disparition et de découverte de corps, se sont effectivement produits ces dernières semaines. Ces événements, faisant l’objet d’enquêtes des autorités compétentes, contribuent eux aussi à alimenter l’inquiétude de la population.
LR




