Madagascar s’implique pleinement dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange économique continentale africaine (Zlecaf). Le ministère du Commerce et de la consommation (MinCC), avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad), a d’ailleurs tenu un atelier à l’Hôtel de Ville d’Analakely hier destiné à la présentation et à la validation d’une étude sur les opportunités offertes aux femmes entrepreneures malgaches par ce marché.
«L’objectif de cet atelier est d’arriver à mettre en place un guide de résolution des diverses barrières qui peuvent encore poser problème, incluant le sujet qui s’articule sur le genre. L’atelier de ce jour est destiné à lever les obstacles qui freinent les femmes», a déclaré Tiava Rajohnson, directrice générale du commerce extérieur au sein du MinCC. Elle a souligné que la pleine participation des femmes est une condition essentielle à la réussite de la mise en œuvre de la Zlecaf à Madagascar. Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer leur accompagnement afin qu’elles puissent tirer pleinement profit des nouvelles perspectives commerciales offertes par l’intégration économique africaine avec plus de 1,4 milliard de consommateurs et un Pib combiné d’environ 3.400 milliards de dollars américains à la clé.
Les échanges se sont portés sur les résultats de l’étude, qui identifie les opportunités offertes par la Zlecaf aux femmes entrepreneures, mais aussi les principaux obstacles auxquels elles demeurent confrontées.
«Les femmes entrepreneures occupent une place essentielle dans les secteurs de la production, de la transformation, des services et du commerce, mais demeurent confrontées à des difficultés persistantes d’accès au financement, aux marchés, aux informations commerciales et aux réseaux d’affaires», a indiqué Donatien Kouassi, responsable programme-pays de la Bad pour Madagascar.
La validation de cette étude constitue ainsi une étape importante dans la stratégie nationale de mise en œuvre de la Zlecaf. Les recommandations formulées devraient contribuer à renforcer les capacités des femmes entrepreneures et à favoriser leur intégration dans les échanges commerciaux à l’échelle du continent africain.
Jean Riana




