Tsew the Kid a été placé sous contrôle judiciaire sans avoir reçu une « interdiction de poursuivre ses activités artistiques », a indiqué hier le parquet de Paris à BFMTV. Poursuivi pour viol conjugal sur trois femmes et pour violences sur une quatrième, ce chanteur de RnB âgé de 29 ans installé à Paris, a été mis en examen le 31 janvier.
Un chanteur d’origine malgache est actuellement au centre d’ une affaire judiciaire à Paris. La presse française s’enflamme, tellement la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Elle a fait tache d’huile après que l’AFP l’a apprise, lundi, de source proche du dossier. Les autres médias ont essayé de confirmer les faits pour les relayer ensuite.
Les trois femmes accusent l’artiste de les avoir violées, respectivement en 2020, en décembre 2023 et en août 2024. « Une quatrième, s’étant vu prescrire 30 jours d’interruption totale de travail (ITT) pour stress post-traumatique, dénonce des violences, dont deux tentatives d’étranglement », a indiqué l’AFP. Une cinquième aurait également porté plainte contre le vingtenaire. Cependant, « Tous les rapports ont toujours été consentis et il n’y a jamais eu de violences », s’est défendu l’artiste lors de son interrogatoire dont l’AFP a eu connaissance.
Se concentrer sur la musique
« Tsew the Kid conteste ce qui lui est reproché par les plaignantes, qui se sont mobilisées récemment et conjointement », a expliqué son avocat, Jean-Eloi de Brunhoff. Par contre, les avocates des parties civiles ont estimé à l’AFP que « Cette pluralité met en lumière un mécanisme d’emprise et de toute-puissance », ciblant des femmes « particulièrement vulnérables, en raison de leur jeune âge ou de traumatismes antérieurs ». La présomption d’innocence est toujours de mise dans de telles affaires.
Même si Tsew the Kid est né à Paris, il n’a pas coupé les ponts avec son pays d’origine. En disent long son premier EP « Mora Mora » en 2018 et la mixtape « Diavolana » en 2019. L’artiste, suivi par plus de 174.000 abonnés sur Instagram, vient de sortir, en juin, un morceau intitulé « Laisse-moi t’aimer ». Tsew the Kid « se tient sereinement à la disposition de la justice (…) pour que la vérité soit faite, tout en continuant de se concentrer sur sa musique », a affirmé son conseil.
Recueillis par LR




