Education: l’Etat assouplit sa réforme du Baccalauréat

Après des semaines de bras de fer autour de la réforme du baccalauréat, le ministère de l’Enseignement supérieur et la Plateforme des Directions nationales de l’Enseignement privé (PDNE), sont parvenus à un consensus. Les anciennes séries A, C et D sont maintenues en tant qu’option.

Alors que la suppression des séries A, C et D devait entrer en vigueur, dès la prochaine session du Baccalauréat 2027, pour laisser la place aux séries L (Littéraire), S (Scientifique) et OSE (Organi­sation-Société-Économie), l’Etat se montre finalement flexible face à la pression des établissements privés. Sans suspendre la mise en œuvre du nouveau système adopté le 31 août 2026 en Conseil des ministres, le ministère de l’Enseignement supérieur, a maintenu les anciennes séries sous la forme d’options pour le Bac 2027. Le gouvernement introduit désormais des options correspondant aux anciennes filières.
Cette décision a été annoncée à l’issue d’une rencontre, hier, entre le Directeur général de l’Enseignement supérieur et les représentants de la Plateforme des Directions nationales de l’Enseignement privé (PDNE), portant sur l’application du nouveau système éducatif et les conditions de la transition.

Les séries A1, A2, C et D de retour
Dans ce contexte, les élèves pourront désormais choisir des options au sein des nouvelles séries : L, A1 et A2 pour la série L ; S, C et D pour la série S et Organisation-société-économie pour OSE.
Autrement dit, les anciennes références A1, A2, C et D ne disparaissent plus complètement du paysage du Bac 2027. Elles sont intégrées comme options dans les nouvelles séries. Cette formule permet de maintenir le cap de la réforme tout en donnant davantage de temps aux établissements et aux enseignants pour s’adapter.
Pour rappel, le 10 septembre, les autorités avaient pourtant annoncé sans ambiguïté la suppression des séries A, C et D à partir du Bac 2027. Mais, les établissements privés ont affiché leur désaccord tout en demandant plus de temps menant vers la mise en œuvre progressive de la réforme annoncée. Plusieurs établissements ont dénoncé le manque de préparation, de formation des enseignants et de temps pour adapter leurs programmes. Certains ont même demandé un report de la réforme.

Un compromis plutôt qu’un abandon
La nouvelle orientation ressemble donc davantage à un assouplissement de la réforme qu’à un retour pur et simple à l’ancien système. Les séries L, S et OSE restent la nouvelle architecture officielle, tandis que les anciennes appellations sont conservées sous forme d’options pour accompagner la transition.
Autre point important, les établissements privés participeront à l’élaboration des sujets d’examen et à l’organisation des épreuves. Après plusieurs semaines de tension, l’enjeu est désormais de réussir la transition sans désorienter davantage les élèves.

Fahranarison

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