Affaire d’enlèvements et d’homicides: Jean Victor Tsaramonina dénonce une instrumentalisation politique

Le directeur général de la Police nationale, Jean Victor Tsaramonina, estime que les récents cas d’enlèvements et d’homicides vont au-delà d’une simple criminalité. Lors d’une rencontre avec la presse jeudi à Ambohidra­trimo, il a affirmé que ces affaires font l’objet d’une instrumentalisation politi­que, visant à fragiliser la confiance de la population envers les institutions.
«Il ne fait aucun doute que l’opposition profite à la situation actuelle», a-t-il déc­laré, estimant que cette stratégie chercherait à semer le trouble et à décrédibiliser l’Etat.
Face à cette situation, le patron de la Police a annoncé un renforcement des opérations contre les réseaux criminels. Il a assuré que les personnes interpellées se­ront poursuivies «sans con­sidération de leur statut» et qu’aucune intervention ou protection ne sera tolérée en faveur des suspects. Selon lui, les autorités rendront également publics les noms des personnes mises en cause, précisant que certaines identités pourraient «surprendre l’opinion».
Le DG de la police a par ailleurs appelé les citoyens à collaborer avec les forces de l’ordre. Il a également encouragé la population à mettre en place ou à réactiver les comités de vigilance de quartier (andrimasom-pokonolona) afin de renforcer la sécurité de proximité.
Le haut responsable a également mis en garde contre ce qu’il qualifie de «guerre informationnelle». D’après lui, la diffusion de rumeurs et de fausses informations sur les réseaux sociaux viserait à convaincre l’opinion publique que l’Etat est incapable d’assurer la sécurité et que les forces de l’ordre ne remplissent plus leur mission.
En conclusion, Jean Victor Tsaramonina a appelé à éviter toute récupération politique des questions sécuritaires. Selon lui, les enjeux liés aux enlèvements et aux homicides ne doivent pas compromettre les réformes engagées par les autorités ni les efforts de développement du pays.

N.A

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