Colonel Michaël Randrianirina : « Certains crimes sont liés à des meurtres rituels »

« Mon discours sera à l’opposé de celui prononcé précédemment par le ministre de l’Industrie. Lorsqu’il y a des étrangers, certains choisissent de s’exprimer en français. Pour ma part, je parlerai en malgache, et un interprète sera chargé de traduire pour eux », a-t-il affirmé lors du lancement du cadre de partenariat pour le développement de Madagascar (PCP) de l’Onudi pour la période 2026-2030. A cette occasion, le chef d’Etat n’a pas manqué d’aborder la question de la sécurité, notamment le meurtre sordide de Sahala.

D’après ses dires, « certains crimes seraient liés à des pratiques de sacrifices humains ou à des meurtres rituels. C’est notamment le cas de l’affaire Sahala ». Il a ajouté que 5 suspects ont été interpellés et que les enquêtes sont toujours en cours.

Selon lui, les autorités disposent déjà des éléments de preuve, mais certaines informations ne peuvent pas encore être rendues publiques en raison de la sensibilité du dossier. « Les résultats des investigations pourraient révéler des éléments inattendus dans les prochains jours », a rassuré le PRRM.
Une association dénonce
Dans la foulée, le président de l’association de défense des personnes atteintes d’albinisme, Soja Fulgence, a dénoncé des dysfonctionnements dans le traitement judiciaire des affaires de meurtre survenus à Marovoay et Mampikony.
Selon lui, les enquêtes n’auraient pas été menées de manière suffisamment approfondie. L’association réclame l’ouverture d’investigations complètes, impartiales et transparentes afin de faire toute la lumière sur ces affaires. Elle demande également que les personnes arrêtées soient présentées publiquement, estimant qu’une telle mesure permettrait d’assurer la transparence des procédures et de prévenir d’éventuelles tentatives de corruption ou d’ingérence.
Le président de l’association a par ailleurs affirmé qu’un député élu dans le district de Mampikony est cité dans cette affaire. Il demande que cette allégation fasse l’objet d’une enquête. Il appartient désormais aux autorités judiciaires de vérifier les faits et de prendre, le cas échéant, les mesures prévues par la loi.

N.A

Partager sur: