Le commissariat de police d’Ambohimahasoa a échappé de justesse à un vandalisme, hier. Plusieurs personnes sont venues sur place manifester leur indignation après la mort du dénommé Safidy, un présumé cambrioleur, la veille. Après des discussions avec les responsables de la sécurité, elles ont accepté de quitter les lieux. La police a promis de porter l’affaire devant la Justice pour tirer les choses au clair.
Deux versions contradictoires ont provoqué cette tension. La famille de Safidy a nié en bloc le prétendu cambriolage. Selon ses dires, le concerné venait d’assister à une fête organisée par la police. Après quoi, il est allé visiter sa dulcinée, mais cette dernière était absente et personne n’est venu ouvrir la porte principale. Il a alors escaladé la véranda, mais ses gestes lui ont coûté la vie après l’intervention policière.
La police, de son côté, a confirmé que le jeune homme a été pris en flagrant délit de vol avec effraction. Il avait d’ailleurs sur lui un couteau quand les policiers l’ont interpellé. Un refus d’obtempérer a provoqué le tir mortel. D’ailleurs, les cambriolages ont connu une recrudescence alarmante ces derniers temps. La police a appelé à la collaboration de tous, en l’alertant immédiatement en cas de fait suspect.
Pour la manifestation d’hier en particulier, une source proche du dossier redoute une tentative de politisation des événements d’avant-hier. Des gens malintentionnés auraient cherché à manipuler la foule pour l’inciter à se tourner contre les autorités. Quoi qu’il en soit, une enquête au fond devrait déterminer si Safidy était réellement un cambrioleur ou s’il était victime d’une bavure policière.
LR




