La Concertation nationale des jeunes pour la Refondation s’est achevée le 1er août au CCI Ivato, après des consultations organisées dans les régions et trois jours de travaux nationaux. Les représentants de la jeunesse ont remis aux autorités des recommandations portant notamment sur la gouvernance, l’économie, les questions sociales, la culture et l’environnement.
Présent à la cérémonie de clôture, le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, a assuré qu’il accorderait une attention particulière aux conclusions et recommandations. «Je leur transmettrai au FFKM», a-t-il affirmé, tout en martelant que les jeunes seront associés aux prochaines étapes du processus national, notamment au dialogue politique.
Par ailleurs, «la mise en œuvre de plusieurs propositions nécessiterait du courage politique et des ressources financières importantes», a toutefois reconnu le chef de l’Etat. Cette déclaration place désormais le gouvernement face au principal défi après la concertation, à savoir transformer les recommandations en décisions concrètes.
Pour cela, le ministre de la Jeunesse et des sports, Alain Désiré Rasambany, a annoncé la création d’un comité technique chargé d’assurer le suivi des conclusions. Son efficacité dépendra cependant de sa composition, de son mandat, de ses moyens et de la place accordée aux représentants des jeunes. Le calendrier de sa mise en place et ses méthodes de travail restent encore à préciser.
Malgré la bonne volonté de chacun, le financement demeure l’un des principaux obstacles. Les recommandations relatives à l’emploi, à la formation, à l’entrepreneuriat, aux infrastructures ou
à l’environnement exigent d’importants investissements. Leur inscription dans les politiques publiques et dans la prochaine loi de finances, constituera donc un premier indicateur de l’engagement réel de l’Etat.
La clôture d’Ivato ne marque donc pas la fin du processus, mais le début de son véritable test. La crédibilité de la Refondation dépendra désormais de la publication du rapport, de la mise en place du comité de suivi, de l’adoption d’un calendrier précis et de la réalisation des premières mesures. Après le temps des consultations et des discours, la jeunesse malgache attend désormais des actes.
Rakoto




