L’univers du ballon ovale dans la Grande île est sous le choc. Bienvenu Andrianavalona Mananjarasoa, plus connu sous le nom de « Tsiliva », est décédé à l’âge de 40 ans. Son corps a été retrouvé lundi matin aux abords d’un bac à ordures à Ambodifilao, dans le quartier d’Analakely.
Rapide, vif et généreux dans l’effort, il avait notamment marqué les esprits lors du Hong Kong Sevens en 2006 où il figurait parmi les joueurs malgaches les plus remarqués.
Son nom reste surtout associé à l’épopée de 2012. Cette année-là, Madagascar avait décroché le titre africain de Division 1B après une finale spectaculaire remportée face à la Namibie, 57-54 après prolongation, au terme d’un match resté dans les mémoires. Tsiliva faisait partie de cette équipe qui avait permis au rugby malgache de franchir un nouveau cap sur la scène continentale.
Sa disparition suscite une profonde émotion parmi ses anciens partenaires, les joueurs, les dirigeants et les passionnés de l’ovale. Selon plusieurs proches, des difficultés familiales auraient progressivement fragilisé l’ancien international, l’amenant à sombrer dans l’alcool et à s’éloigner du monde sportif.
Alors que les marques de sympathie se multiplient à travers le pays pour saluer la mémoire de ce prodige d’une grande humilité, ce drame remet en lumière le cruel vide social auquel se heurtent les gloires sportives après la fin de leur parcours de haut niveau.
Un géant des terrains s’en va. Il laisse aujourd’hui derrière lui le souvenir d’un rugbyman engagé dont le parcours restera lié à l’une des belles pages de l’histoire des Makis.
Soafara Pharlin




