L’équipe de l’UBMT rentre plus tôt que prévu à Madagascar. Non pas faute de résultats, loin de là, mais sous la pression d’une Fédération sport boules Malagasy (FSBM) restée inflexible jusqu’au bout. Ce qui devait être une tournée estivale de préparation et de confrontation s’achève en queue de poisson, après un bras de fer perdu d’avance sur la composition de l’effectif.
Tout bascule avec les problèmes de visa d’Onja. Le joueur est contraint de regagner la Grande île. Il ne reste plus que Donald et Tinakely. L’UBMT demande alors logiquement à pouvoir les faire évoluer aux côtés d’autres Malgaches présents en France, Zigle et Yves notamment, dans la perspective des championnats du monde. Refus catégorique de la FSBM. La fédération propose à la place Nanou, un de ses propres encadreurs également en tournée. L’UBMT décline.
Pire, avant même le départ, le club avait anticipé le risque et sollicité l’intégration d’un encadreur-joueur pour éviter précisément ce scénario. Encore une fois, fin de non-recevoir. La FSBM se contente d’affirmer laisser le club « libre de ses choix », tout en verrouillant systématiquement les options qui permettraient réellement de renforcer l’équipe.
Après mûre réflexion, la direction de l’UBMT décide d’écourter la tournée. Donald et Tinakely rentrent avec Onja. Une décision lourde de sens, prise faute de mieux.
Sur le terrain, pourtant, le bilan était largement positif. L’UBMT a multiplié les prestations convaincantes. Des performances qui confirmaient la progression du groupe et sa capacité à rivaliser sur les terrains français. Mais ces bons résultats ne pèsent apparemment pas lourd face à la rigidité fédérale.
Plus troublant encore ! Le règlement des instances internationales et françaises ne mentionne nulle part l’interdiction, brandie par la FSBM, pour des licenciés malgaches d’évoluer avec d’autres licenciés. Une interprétation qui semble purement maison et qui, en l’état, prive une équipe de moyens légitimes de se préparer.
Naisa




