Vous avez peut-être déjà aperçu son chariot de restauration mobile à Ankorondrano ou à Andohatapenaka. Il y propose des fruits sous forme de smoothies et de salades. Nous vous présentons aujourd’hui Mickael Loïc Andry-Mirmo, à l’origine d’Overdose Fruits Bar. Portrait.
Comment est née l’idée de créer Overdose-Fruits Bar ?
Avant de me lancer dans cette activité, j’avais déjà tenté plusieurs expériences entrepreneuriales, notamment dans la maroquinerie, la vente de protéines et d’accessoires mobiles comme les enceintes, les casques Bluetooth ou encore les power banks. Malheureusement, ces différents projets n’ont pas fonctionné comme je l’espérais. J’ai ensuite cherché un emploi à Antananarivo et postulé auprès de plusieurs entreprises, sans toutefois trouver l’opportunité que je recherchais. C’est à ce moment-là que ma copine m’a beaucoup soutenu et encouragé à entreprendre à nouveau. Je savais que c’était un risque, mais j’ai décidé de tenter ma chance. C’est ainsi qu’est né Overdose. J’ai choisi l’entrepreneuriat parce que j’ai compris que, pour réaliser mes rêves, je devais avant tout compter sur moi-même et créer mes propres opportunités.
Pourquoi avoir choisi les fruits ?
Nous avons choisi les fruits notamment parce que Madagascar est un pays particulièrement riche en variétés de fruits et en produits locaux de qualité. Lorsque nous avons décidé de nous lancer dans ce secteur, nous nous sommes posé une question simple : comment rendre les fruits plus attractifs et donner davantage envie aux gens d’en consommer ? C’est de cette réflexion qu’est née l’idée des smoothies et des salades de fruits. Nous voulions proposer des produits sains, naturels et agréables à consommer, dans un environnement où l’offre alimentaire est souvent davantage tournée vers la malbouffe.
Aviez-vous identifié un besoin particulier qui vous a permis de vous spécialiser ?
Oui, notamment en matière d’hygiène et de qualité. Nous avons constaté qu’il existait une véritable opportunité de proposer des produits à base de fruits dans un cadre plus propre et plus soigné, avec une attention particulière portée à l’hygiène. Nos principaux clients sont les salariés des entreprises situées à proximité de nos différents points de vente, mais nous accueillons également des consommateurs aux profils variés, attirés par notre concept.
Vous n’aviez donc aucune expérience dans la restauration avant de vous lancer ?
Je n’avais aucune expérience dans la restauration, mais j’avais déjà une certaine expérience dans le commerce. J’ai étudié le droit privé à l’université, mais mon père était commerçant et je l’aidais régulièrement dans sa boutique. C’est notamment à travers cette expérience que j’ai découvert le monde du commerce. J’avais également déjà tenté plusieurs projets entrepreneuriaux avant Overdose. Même s’ils n’ont pas tous abouti, ces expériences m’ont progressivement permis d’acquérir des connaissances et de mieux comprendre le fonctionnement d’une activité commerciale.
Parlez-nous des débuts d’Overdose.
Overdose a officiellement ouvert ses portes le 4 février 2025 à Ankorondrano. Mais le projet avait commencé à prendre forme dès mars 2024, lorsque nous avons commencé à travailler sérieusement sur sa création.
Comment avez-vous testé votre idée à l’époque ?
Au départ, j’ai testé les produits avec deux amis. Nous avons acheté différentes variétés de fruits et réalisé plusieurs mélanges afin de trouver les associations qui fonctionnaient le mieux. C’était une véritable phase d’expérimentation. Nous avons beaucoup essayé, ajusté les mélanges et testé différentes combinaisons avant d’arriver à nos premières recettes.
Quels sont les fruits que vous utilisez le plus ?
La banane est le fruit que nous utilisons le plus chez Overdose.
Comment choisissez-vous vos fruits et vos fournisseurs ?
Nous sélectionnons les meilleurs fruits disponibles sur les marchés, en privilégiant avant tout leur qualité et leur fraîcheur. Pour nos fournisseurs, nous travaillons principalement avec des personnes de confiance avec lesquelles nous pouvons assurer une certaine régularité dans la qualité des produits.
Comment créez-vous vos recettes ?
J’ai toujours été très sportif, ce qui m’a permis d’acquérir certaines connaissances sur la combinaison des différents ingrédients et matières premières. Cela m’aide notamment à rechercher des associations qui peuvent avoir un intérêt sur le plan nutritionnel. Dans nos recettes, nous essayons donc de trouver un équilibre entre le goût, la qualité des ingrédients et leur intérêt nutritionnel.
À quoi ressemble une journée de travail pour vous ?
Mes journées de travail sont très intenses. Mon téléphone n’arrête pratiquement jamais de sonner et je dois gérer énormément de choses au quotidien. Même mes horaires de repas sont parfois très irréguliers. C’est un rythme exigeant, mais cela fait partie de l’aventure entrepreneuriale.
Quel est le produit qui rencontre le plus de succès ?
Sans hésitation, je dirais le fameux Goliath. C’est l’un des produits phares d’Overdose, notamment pensé autour de l’idée d’une prise de masse naturelle.
Quelles ont été vos principales difficultés au début ?
Au début, notre principale difficulté concernait les demandes et les contraintes liées aux emplacements auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo. Aujourd’hui, le principal défi est davantage lié à la maintenance et à la préservation de notre image. Lorsqu’une marque commence à grandir, il faut constamment veiller à maintenir le même niveau de qualité et à préserver l’image que l’on renvoie aux consommateurs.
Qu’en est-il du prix et de la disponibilité des fruits ?
Le prix des fruits représente un véritable défi, car il peut varier quotidiennement. Mais au-delà du prix, c’est surtout leur disponibilité qui constitue notre principale difficulté. Certains fruits sont indispensables à notre activité. Lorsqu’ils deviennent difficiles à trouver, cela peut directement affecter notre capacité à proposer certains produits.
Où voyez-vous Overdose dans quelques années ?
Dans quelques années, j’aimerais voir Overdose présente dans toutes les provinces de Madagascar. Mon objectif est d’étendre progressivement la marque au-delà d’Antananarivo afin de la rendre accessible à davantage de personnes à travers le pays. Mon plus grand rêve est qu’Overdose ne soit pas uniquement une référence dans le domaine des fruits, mais qu’elle devienne, à terme, une véritable référence dans le secteur de la restauration à Madagascar. Je veux que la marque puisse aller bien au-delà des smoothies et des fruits, tout en conservant son identité et les valeurs qui ont accompagné sa création.
Prévoyez-vous de lancer de nouveaux produits ?
Bien sûr ! Le Banana Oats fait partie des nouveaux produits que nous souhaitons proposer. Et une autre nouveauté se prépare également chez Overdose : l’Overdose Snack Bar.
Propos recueillis par Fenitra Rarivoson




