Au cœur de l’intense bataille du The Super Series (TSS), le troisième round disputé ce week-end sur le redoutable circuit international de Sepang a livré un spectacle digne des plus grandes épreuves d’endurance asiatiques.
Pour le pilote malgache Iaro Niaina Razanakoto, qui débute cette saison en GT3 après avoir brillé en GT4, ce rendez-vous malaisien marquait une étape charnière. Au volant de l’Audi R8 LMS EVO II de
l’équipe B-Quik Absolute Racing, associé à Sandy Stuvik, le duo a livré une performance de haut vol dans la catégorie GT3 Pro-Am, décrochant une magnifique troisième place au classement général après 28 tours d’une course ultra-serrée.
La victoire est revenue au duo thaïlandais Piti Bhirombhakdi et Kantasak Kusiri, qui ont mené leur Honda NSX EVO II de la Singha Motorsport Team Thailand de main de maître en 1 h 03 min 16 s, à une moyenne impressionnante de 147,18 km/h. Juste derrière, à seulement 2,975 secondes, Voravud Bhirombhakdi et Carlo Van Dam ont solidement défendu leur Ferrari 296 GT3, également sous les couleurs de Singha. Iaro et Stuvik, eux, ont terminé à 4,492 secondes des vainqueurs, une marge microscopique qui souligne à quel point la bagarre a été intense jusqu’au drapeau à damier.
«Même si c’était notre toute première participation à une course de GT3 en Malaisie, nous avons mené la course en tête jusqu’à la dernière seconde. Mais à la fin, un pneu a crevé en même temps qu’une voiture GT4 nous a bloqués au dernier tour, ce qui nous a relégués à la 3ᵉ place au classement général. La prochaine fois, nous décrocherons la victoire, promis. Merci à tous les Malgaches qui sont venus nous soutenir sur place», a déclaré le pilote de l’océan Indien, le regard déjà tourné vers les prochains défis. Ce podium, même teinté de frustration, reste un véritable coup d’éclat pour un équipage encore novice à ce niveau, prouvant que l’Audi était capable de jouer les premiers rôles face aux redoutables machines thaïlandaises.
Ce résultat s’inscrit dans une montée en puissance progressive. Au premier round de Buriram en mai, le duo Razanakoto-Stuvik avait terminé huitième de la première course avant de connaître un week-end plus difficile lors de la deuxième manche, non classé après n’avoir bouclé que 27 tours. Sur le tracé urbain de Bang Saen en juillet, les affaires s’étaient légèrement améliorées : non classés lors de la troisième course, Iaro et son coéquipier avaient ensuite grappillé une belle troisième place lors de la quatrième manche, derrière la Honda de Piti Bhirombhakdi/Kantasak Kusiri et la Porsche de Henk Kiks/Alessandro Ghiretti. Sepang confirme donc que le Malgache et son équipe ont trouvé le rythme, même si les aléas techniques et le trafic en course les privent encore de la consécration suprême.
Naisa




