Liberté de la presse dans la Haute Matsiatra: l’UJHM condamne des actes de représailles contre un journaliste

L’Union des Journalistes de la Haute Matsiatra (UJHM) et le Comité transitoire de l’Ordre des Journalistes de Madagascar (CT-OJM) de la région Haute Matsiatra, condamnent des actes de représailles visant un journaliste de Fianarantsoa, à la suite de la publication d’une information concernant un établissement scolaire privé.

L’affaire remonte au 10 juillet 2026. Selon la déclaration publiée par les deux organisations, un journaliste avait révélé une pratique peu conventionnelle au sein d’une école privée de Fianarantsoa. L’établisse­ment aurait conditionné la remise des convocations au baccalauréat au paiement d’une somme de 25.000 ariary par élève, en précisant que les convocations seraient distribuées le 18 juillet et que les élèves n’ayant pas acquitté cette somme ne pourraient pas les obtenir.
Quelques semaines plus tard, l’affaire aurait pris une autre tournure. D’après l’UJHM et le CT-OJM, l’enfant d’un journaliste de la région, scolarisé dans cet établissement, se serait vu refuser la possibilité d’y poursuivre ses études pour la nouvelle année scolaire.
La décision n’aurait été portée à la connaissance de la famille qu’au moment de la réinscription. Toujours selon la déclaration, le res­ponsable du second cycle de l’établissement aurait confirmé lundi dernier que l’enfant ne pouvait plus y être scolarisé. Les organisations de journalistes évoquent même l’existence d’une
« liste noire » et établissent un lien direct entre cette décision et la publication de l’information concernant les convocations du baccalauréat.
L’UJHM et le CT-OJM considèrent cette exclusion comme une atteinte à la liberté de la presse et comme une forme de pression indirecte contre un journaliste dans l’exercice de son mé­tier. Ils dénoncent cette décision aux conséquences lourdes sur la vie de l’enfant.
Dans leur déclaration commune, les deux organisations condamnent « fermement » toute mesure sus­ceptible de porter atteinte à la liberté d’informer. Elles appellent les autorités compétentes, notamment celles du secteur de l’éducation et celles chargées de la protection de la liberté de la presse, à examiner la situation et à prendre les mesures qui s’imposent.

Rakoto

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