Olympiade d’échecs 2026: Norotiana mène la charge malgache à mi-parcours

Après six rondes disputées sur les onze au programme de la 46e Olympiade d’échecs de Samarcande, l’équipe féminine de Madagascar occupe la 102e place du classement provisoire avec un bilan de trois victoires et trois défaites. Ce jour, une septième ronde contre Monaco, s’annonce importante intense.

Battues successivement par la Serbie (0-4), le Luxembourg (1-3) et l’Ouzbékistan 3 (0,5-3,5), les Malgaches ont en revanche eu raison de Curaçao (4-0), Soudan (3-1) et de la Mauri­tanie (3-1). Plusieurs joueuses de la sélection nationale font bonne impression individuellement, en engrangeant des points dans un tournoi particulièrement relevé. A citer Norotiana Fararindra Rabenandrasana, candidate maître féminine (WCM) qui réalise jusqu’ici un parcours remarquable.
Installée au quatrième échiquier, elle affiche le meilleur score de la délégation avec 3,5 points sur 5 parties et une performance Elo de 1893, soit plus de deux cents points au-dessus de son classement initial de 1666. Dans le langage des joueurs, Norotiana est en pleine « surperformance ». Elle a gagné contre le Curaçao, le Soudan et la Mauritanie, puis fait un match nul contre la Luxem­bourgeoise Hannah Jane Lyon. À ce stade de la compétition, elle est sans conteste la révélation malgache.
Au deuxième échiquier, la candidate maître féminine (WCM) Aina Mahasambatra Tsinjoviniavo confirme son statut de référence nationale. La championne malgache totalise 2,5 points en cinq parties et présente une performance Elo de 1880 contre un classement de départ de 1777. Après une entrée en matière compliquée face à la Serbe Elif Mehmed, elle a rapidement retrouvé ses repères. Deux victoires sont venues alimenter son compteur, mais c’est surtout sa partie nulle contre la maître internationale féminine (WI­M) ouzbèke Maftuna Bobo­mu­rodova qui retient l’attention.
Sur le troisième échiquier, Diary Vetsovetson Anjomara Ramorasata se montre tout aussi convaincante. Dépourvue de titre FIDE international mais forte de ses 1878 points Elo, elle pointe également à 2,5 points sur 5 rencontres avec une performance Elo de 1909. Elle a fait respecter la hiérarchie contre le Curaçao et le Soudan, avant de signer une partie nulle de prestige contre la grand maître féminine (WGM) luxembourgeoise Anna Wagener.
Au premier échiquier, la maître FIDE féminine (WFM) Sabine Raveloma­nana assume le rôle le plus exposé de l’équipe. Avec un Elo de 1894, elle se retrouve systématiquement face aux chefs de file adverses et affronte les têtes d’affiche. Son total de 2 points sur 5 parties ne reflète qu’imparfaitement la difficulté de son parcours. Elle a dû croiser le fer avec des joueuses du calibre comme Alina Bivol, Elvira Berend ou encore Zilola Aktamova.
Pour sa part, Miarana Irinah Lalasoa découvre les exigences du très haut niveau international. Classée 1557 Elo et sans titre FIDE, elle a disputé quatre parties pour une victoire. Son succès obtenu contre la Soudanaise Lena Rashad Taha Omer lui a permis d’ouvrir son compteur et d’engranger une expérience précieuse.

Naisa

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