Un violent incendie d’origine indéterminée s’est déclaré, avant-hier vers 18h à Andohatapenaka 3. Une fillette âgée de 2 ans, benjamine d’une petite famille de quatre personnes, est morte calcinée. Quatre cabanes en bois sont parties en fumée, laissant 24 personnes sans-abri. Les dégâts matériels étaient considérables. Les soldats du feu sont venus sur place après avoir reçu l’alerte, mais l’endroit où s’est produit le sinistre, est inaccessible en voiture.
Personne à part la fillette n’était sur place au moment du drame. D’après son grand-père, « Elle a demandé de la soupe à son père. Ce dernier est alors sorti en acheter dans la rue, à près de 50 m de la maison. A son retour, le feu a déjà pris de l’ampleur. » Le fokonolona a essayé d’éteindre les flammes. Les proches de la fillette ont exhorté les courageux de la sauver en premier, mais c’était impossible.
Parmi les quatre cabanes consumées par le feu, celle où se trouvait la fillette se situait au troisième plan par rapport à la ruelle. Certains riverains ont alors voulu braver le danger, mais l’embrasement les en a empêchés. Entretemps, le service des sapeurs-pompiers a déjà envoyé ses hommes, lesquels n’ont pourtant pas pu atteindre les cabanes incendiées avec leurs équipements. Le fokonolona a dû lutter contre le feu avec les moyens du bord.
Après une trentaine de minutes de lutte acharnée, les riverains ont finalement réussi à contenir les flammes, tandis que les soldats du feu les ont éteintes définitivement. La fillette était totalement calcinée quand le voisinage a finalement pu récupérer son corps. Des responsables de la commune urbaine d’Antananarivo, du premier arrondissement et du fokontany se sont rendus sur place la nuit même des faits. La dépouille mortelle a quitté Andavamamba, hier après-midi, pour être enterrée dans son caveau familial à Manalalondo.
LR





