Industrie textile: soutenir le secteur privé pour accroitre sa compétitivité

« Le secteur privé est considéré comme un partenaire stratégique de l’État dans la mise en œuvre des politiques de développement », a déclaré le Premier ministre, Mamitiana Rajaonari­son, lors d’une visite au sein du groupe Socota à Antsirabe vendredi.
Il a mis en lumière les enjeux liés au renforcement du secteur privé et de l’industrie malgache. « Dans cette dynamique, l’État doit jouer un rôle de facilitateur en mettant en place un environnement plus favorable aux investissements et au développement des entreprises », a-t-il souligné, tout en insistant sur la nécessité de disposer d’un secteur privé fort et productif.
Le chef du Gouvernement, accompagné de quelques ministres dont, la ministre du Commerce et de la consommation, Haingotiana Andriamadison, a pu observer les diffé­rentes étapes de production du groupe industriel, dont la particularité réside dans l’intégration de sa chaîne de valeur textile. De la transformation des matières premières à la fabrication de tissus et de vêtements, l’entreprise illustre parfaitement la capacité de l’industrie malgache à générer davantage une plus forte valeur ajoutée locale avant d’accéder aux marchés extérieurs. Afin de renforcer le positionnement du « Made in Madagascar » dans un environnement international de plus en plus concurrentiel, la Grande Île doit multiplier les initiatives industrielles similaires à celle de Socota. En effet, le développement d’industries capables de transformer localement les ressources, de créer des emplois et d’exporter des produits finis apparaît comme un enjeu central pour la restructuration économique du pays.
L’amélioration du cadre économique du pays doit donc permettre au secteur privé d’accroître ses capacités, de dynamiser la transformation locale des matières premières et de développer de nouvelles opportunités d’exportation. Dans cette perspective, le ministère du Commerce et de la consommation (MinCC) entend accompagner les opérateurs dans l’ouverture de nouveaux débouchés, notamment vers le marché américain à travers l’Agoa, l’Union européenne, ainsi que les marchés africains, de la Sadc et du Comesa.

Jean Riana

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